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SPASMES DES VOIES AÉRIENNES

un autre service. Elle avait été reprise de vomissements de sang. Son état général était d'ailleurs très satisfaisant, elle avait de l'embonpoint. — Depuis, elle s'est mariée et on l'a perdue de vue '.

Mais fréquemment à la contracture passagère des muscles laryngés se surajoute celle des muscles abdominaux el du diaphragme, qui sont étroitement associés, on le sait, lbnclionnellement parlant, à ceux de la glotte.

Les bruits vocaux si variés qu'on rencontre quelquefois chez les hystériques, sont les plus curieux de ceux qu'engendre l'activité synergique de ces divers groupes musculaires. Quels qu'ils soient, le mécanisme de leur production est toujours le même : l'air, brusquement chassé par les puissances expiratrices à travers un orifice (la glotte) activement et anormalem ent rétréci, détermine à son passage dans le larynx un bruit particulier dont l'intensité, la durée, le caractère varieront suivant que le spasme sera plus prononcé, plus généralisé ou plus durable.

Les convulsions courtes des constricteurs du larynx et des muscles du thorax engendrent ces cris plus ou moins aigus, qui s'observent parfois dans le cours de la névrose et marquent communément le début des attues. Loraqsque les spasmes sont plus prolongéset mieux coordonnés, on a alors affaire aux aboiements, aux hurlements, à ces bruits singuliers qui rappellent le

I . Cette observation a été recueillie par M. L. P. Le Gendre, alors externe des hôpitaux.

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miaulement du chai, le gloussement des poules, le coassement des grenouilles, le grognement du cochon, etc., etc.

Quelques exemples feront bien saisir la physionomie

de ces étranges symptômi s.

Itard rapporte qu'une jeune personne de quinze ans, mal menstruée et très hystérique, éprouva d'abord des tressaillements toutes les fois qu'elle entendait la cloche de la pension. Elle levait alors les épaules et poussait un cri aigu. Au bout de quelques semaines, ce cri dégénéra .-il clameurs bruyante- et prolongées, en hurlements très retentissants qui étaient provoqués par la moindre émotion. Ces ois, toujours accompagnés du soulèvement des épaules, duraient quelquefois plusieurs heures sans discontinuer. S'aiïaiblissantpar intervalles, pour éclater avec plus de violence quelques minutes après, ils finissaient par amener un gonflement violacé de la face, une abondante transpiration et un état de prostration profonde suivi d'assoupissement.

Une jeune femme, observée par Briquet à la Charité, était plusieurs fois par jour prise soudainement d'un étouffement avec strangulation et constriction très forte à la gorge, de palpitations, d'agitation convulsive des muscles des parois pectorales et du diaphragme, puis, au bout de quelques instants elle se mettait à hurler, tantôt en poussant de longs hurlements, tantôt en n'ayant ces cris que par saccades très brusques; la convulsion allait graduellement en augmentant, les mouvements d'élévation et d'abaissement du thorax devenaient très forts et se succédaient avec grande

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