Brodie, Prog. méd
-J. Lasègue, l)r ta lom hystérique (Actes de la Soc. méd. des liôpi-
I ni i ./.' /'uns, \H~,:,).
M'ASMES DES \olEs AERIENNES. M
déterminantes : c'est tantôt un simple effort, une fatigue, l'une des mille causes qui à l'état physiologique accélèrent les mouvements respiratoires; tantôt c'est la respiration d'une atmosphère trop chaude ou viciée par des vapeurs irritantes, par la fumée du tabac. D'autres lois, la toux hystérique se montre dans le cours ou à la suite d'une affection des voix respiratoires : d'une laryngite, d'une bronchite. Elle peut être déterminée par la suppression des règles.
Habituellement bruyante et sonore, ayant parfois un timbre rauque, la toux est très fatigante pour les malades et leur entourage. Elle est rarement continue et se produit sous forme d'accès, habituellement très rapprochés les uns des autres. Elle est précédée par une sensation de picotement, par une sorte de titillation à l'arrière- gorge et ne s'accompagne d'aucun signe physique à l'auscultation. Elle cesse d'ordinaire pendant le sommeil.
La toux hystérique est un des symptômes les plus tenaces de la névrose. Elle résiste souvent à tous les traitements, pendant plusieurs mois et même plusieurs années. Il n'est pas rare de la voir tout à coup disparaître à la suite d'une émotion morale.
Comme l'ajustement fait observer M. Bernutz, elle peut être l'occasion d'erreurs de diagnostic qu'il faut savoir éviter. En effet, si comme cela a lieu fréquemment, la malade est pâle, un peu anémique, on pourrait croire à une tuberculose pulmonaire, alors qu'on est en présence d'un simple trouble nerveux. La méprise sera d'autant plus facile qu'à la toux viendront se sura-
Itl rKOUBLES DK I.A MOTIMTfi.
jouter ces hémoptysies supplémentaires des règles, qui ae sont pas exceptionnelles dans l'hystérie el B'accompagnenl parfois de râles sous- crépitants. L'auscultation, attentive el plusieurs fois répétée, mettra sur la voie du vrai diagnostic.
Spn*inc* de* orsaiifK clo la circulation. LCS palpitations cardiaques ue sont pas raies chez les hystériques. Elles se produisent à l'occasion de la moindre impression et même sans l'intervention d'aucune cause efficiente.
Le cœur bat alors jusqu'à 130 ou 140 l'ois à la minute. L'impulsion peut être assez forte pour que le choc de la pointe soit appréciable à distance, et soulève la tête de l'observateur pendant l'auscultation. Les battements cardiaques s'accompagnent habituellement d'une vive anxiété précordiale, quelquefois même de douleurs vraies, tenant à une névralgie intercostale roncomitante.
L'auscultation, dans ces cas, ne révèle aucun bruit anormal.
On peut considérer ces désordres cardiaques comme dusàun trouble de l'innervation, vraisemblablement à une excitation anormale du grand sympathique.
Spasme-** de»* organe* génito-iirinaircw. La rétention d'urine peut être chez les hystériques la conséquence d'un spasme du coi vésical. 11 ne faut pas la confondre avec l'ischurie dont nous parlerons plus loin. Quelquefois, sous l'intluence de contractions exagérées et involontaires des fibres musculaires des partiesvésicales, on observe au contraire de l'incontinence.
SPASMES MULTIPLES. !j-,
C'est un phénomène assez commun au cours des attaques, mais qui se rencontre aussi en dehors de ces dernières. Les spasmes des uretères déterminent parfois des douleurs analogues à celles de la colique néphrétique. Enlin la contracture, douloureuse ou non, du sphincter de Vanus et du constricteur delà vulve peut être la cause de la rétention passagère des matières fécales, et d'une sensation pénible de constriction au niveau de l'orifice vulvaire.
OBSERVATION XIV. — Spasmes multiples dans un cas d'hystérie non convulsive; œsophagisme; vaginisme; spasme anal.
Madame X., âgé de cinquante-cinq ans, est de race arthritique, et a présenté elle-même plusieurs manifestations très nettes de cette diathèse. Elle n'a jamais eu d'attaques d'hystérie convulsive, ni ovaralgie, ni hémianestbésie. Elle n'en est pas moins en proie à un nervosisme, à un hystéricisme, si l'on veut, qui se traduit surtout chez elle par les spasmes les plus variés. En revanche, elle a trois filles qui sont bien véritablement hystériques. Cette dame a eu à plusieurs reprises un spasme de l'œsophage si intense et si prolongé qu'un médecin, (c'était un homéopathe, car en véritable névropathe, elle a souvent changé de médecin), porta le diagnostic de rétrécissement organique et fit entrevoir un pronostic dont l'avenir ne justifia pas la gravit''1 .
Plus tard, elle présenta ce que M. Mauriac a décrit sous le nomd' herpès névralgique desorganes génitaux: elleéprouva, à certaines époques, de violentes douleurs dans toute la sphère d'irradiation des nerfs qui se rendent à ces organes, et peu après apparurent les vésicules opalines caractéristiques de l'herpès. Alors le moindre attouchement des grandes et des petites lèvres nécessité par l'examen de la région