‹ Les hysteriquesChapitre 53 sur 265 · TROUBLES MF. LA MOTILIT · texte numérisé non relu

TROUBLES MF. LA MOTILIT

malade, déterminai! les plus vives souffrances et une sensation très accusée de spasme vulvaireet vaginal. Hais le plus curieux incident de l'existence pathologique de

r.lte dame est celui dont elle a souffert, il y a plusieurs années. Elle fut prise tout à coup d'un spasme du sphincter anal si violent et si douloureux, que la défécation devin! impossible. Le rétrécissement ou mieux le resserrement de l'orifice anal était infranchissable, toutes les tentatives faites pour en triompher par les moyens médicaux avaient échoué. La constipation absolue qui résultait de cette contracture rebelle ne pouvait se prolonger plus longtemps sans grave danger pour la malade. Deux chirurgiens, alors professeurs ;i la Faculté, et non des moins illustres, furent appelés pour pratiquer la dilatation forcée du sphincter comme dans le cas de fissure à l'anus. Tous les préparatifs étaient faits lorsque la malade, sous l'influence de l'émotion et de l'appréhension, s'écria qu'elle éprouvait le besoin d'aller à la garde-robe, et en effet le spasme avait cessé. La défécation fut possible immédiatement sans douleur aucune, et l'opération ainsi rendue inutile1.

Contracture. — On comprend aisément à priori que bs contractures se puissent produire dans le cours de l'hystérie et qu'elles constituent l'une des manifestations importantes de la névrose. Toute contracture en efJfet reconnaît, ainsi que les travaux les plus récents l'ont démontré (Gharcot, Brissaud), une condition pathogénique élémentaire univoque, c'est l'hyperexcitabilité des cellules grises des cornes antérieures de la moelle; or, cette hyperexcitabiiité est habituellement très développée chez les hystériques. Il est facile de s'en rendre compte en explorant les

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