‹ Les hysteriquesChapitre 58 sur 265 · I. L. I'. Le Gendre (Observation inédite · texte numérisé non relu

I. L. I'. Le Gendre (Observation inédite

rROUBLKS DES SÉCRÉTIONS. 145

sujettes, et ce sont surtout les femmes craintives, principalement celles qui ont été, dans le jeune âge, eiposées à de mauvais traitements.

Dans l'hystérie comme dans l'épilepsie, on observe enlin assez fréquemment des secousses se produisant par séries, sous forme d'accès qui durent plusieurs heures ou même plusieurs jours. Ces secousses sont tout à fait comparables à celles qu'on déterminerait à l'aide de décharges électriques brusques et brèves, et elles rappellent de tous points celles qu'on observe dans le cours de la singulière affection décrite en Italie sous le nom de chorêe électrique (Dubini > l.

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La plupart des sécrétions peuvent être modifiées dans leur accomplissement régulier, au cours de la névrose. Les sécrétions salivaire, sudorale et lactée présentent parfois des troubles assezcurieux ; maisl'urination mérite surtout de fixer l'attention, à cause des perturbations qu'elle peut subir et qui ont été bien étudiées dans ces dernières année-.

sécrétion salivaire. — Tous les auteurs signalent l'exagération de la sécrétion salivaire parmi les symptômes possibles de l'hystérie. C'est à coup sûr une manifestation peu commune. Briquet ne l'a vue que rarement, et le nombre des femmes qui lui onl, dit-il, raconté Favoireue, est également peu considérable. Le

1. Iconographie photographique de la Salpètriere, t. I, p. 94. LEGBA3ID DO saille. — Le 9 hystériques. lu

lit; rRÛl BLSS DES SÉCRÉTIONS.

plus souvent leptyalismeseborneàla production d'une petite quantité de salive qui détermine des efforts de sputation. Dans un ras rapporté par Briquet, l'hypersécrétion sali vaire, survenue à la suite d'une attaque spasmodique, dura six semaines et cessa spontanément.

sueurs. — Les li\ stériques, en dehors ou philùl pendant et à la suite de leurs attaques, peuvent ètie prises de sueurs abondantes, connue l'avait remarqué Sydenham.Ge phénomène n'a que peu d'importance.

Ce qui est plus curieux que l'augmentation de la sécrétion sudorale, c'est l'étrange perturbation quia été décrite sous le nom de sueurs de sang, d'hématidrose1. Les faits authentiques de sueurs de sang sont assez nombreux, et ce sont ces cas qui ont été surtout exploités par la superstition. La célèbre Louise Lateau de Dois d'Haine), dont nous parlerons plus loin, en. a fourni récemment un remarquable exemple.

L'hématidrose survient d'habitude à l'époque des règles, surtout chez les hystériques anémiques, dont la menstruation est défectueuse. Elle se produit de préférence sur les points où la peau est le plus mince et la sueur plus abondante : aux extrémités des doigts, sur le Iront, dans l'aisselle, à la partie interne des cuisses. Le suintement de sang est quelquefois précédé par un sentiment de cuisson, puis la peau devient plus colorée et plus chaude, et finalement il s'écoule,

1. Magnus Hu-s, Cas de maladies rares observes et commentés (Arch. gén, de méd., 1857, p. 165).

Parrot, Etude sur lu sueur de sang, etc. (Gazette hebd., 1859).

Raynaud, art. Hématidrose, Nouveau Dictionnaire de médecine ci chii irgie pratiquejL.

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