‹ Les hysteriquesChapitre 60 sur 265 · Briquet, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Briquet, loc. cit., p

t. Lancereaux, De lu polyurie, thèse d'agrég., 1869.

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L'ischurie a peu attiré L'attention avant ces dernières années. Briquel ne la mentionne pas dans son livre. T. Laycock1, professeur à l'université d'Edimbourg, esl l'un des premiers ailleurs qui se soit attaché à étudier ce symptôme, dont M. Charcot -' a bien mis en relief l'importance et les caractères.

I is.lmri.- Iiy«téri<|iic Consiste, (01111110 le fflOt l'in-

dique, en une diminution de la quantité des urines qui, dans quelques cas, ne dépasse pas la simple oligurie, mais peut aller jusqu'à l'anurie presque absolue. La conséquence obligée de la suppression de la sécrétion urinaire, c'esl l'absence de dépuration rénale. Les matières extractives, l'urée ne sont plus éliminées par les voies habituelles. L'hystérique ischurique est tout à l'ait dans la même situation que les animaux auxquels on a pratiqué la néphrotomie ou lié les uretères.

La réalilé de L'ischurie a éternise en doute par beaucoup d'auteurs. On a invoqué, comme toujours, pour refuser d'y croire, la tendance des hystériques à la supercherie; on a rappelé les cas dans lesquels des malades, qui disaient ne pas uriner, simulaient un écoulement d'urine par l'oreille, le nombril ou le nez. Il a bien fallu cependant se rendre à l'évidence des faits; et des observations minutieuse-, celles de M. Charcot notamment, recueillies en s'enlouranl de toutes les garanties désirables, ont mis hors de contestation l'existence de l'ischurie. L'oligurie ou même l'anurie peut persister durant des mois entiers, et, l'ait singulier, si

1. T. Laycock, The Edinburgh médical and surgical Journal, 1838.

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