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Charcot, Mil. du sy st. nerveux, l. I, p. 279 et rai

SÉCRÉTION URINAIRE !4y

l'on songe aux redoutables conséquences qu'engendre d'habitude la suppression de la sécrétion de l'urine, les

malades ne paraissent |>as en souffrir.

Voici comment on peut expliquer celle remarquable tolérance des hystériques. Chez un certain nombre (l'entre elles, la désassiinilation serait beaucoup moins adive que chez les personnes en bonne santé; de là le rôle un peu eiïacéj de l'excrétion urinaire,qui en rend la suppression momentanée moins redoutable. Dans celte hypothèse on assimile ces malades aux animaux hibernants, chez lesquels le ralentissement des combustions entraîne une diminution parallèle des excrétions. — D'autre pari, dans les cas observés, on a vu presque constamment se produire des vomissements, et les analyses des matières vomies, celles qu'a faites notamment M. Gréhant, y ont démontré la présence de l'urée. Il m1 passe donc chez l'hystérique ischurique le même phénomène que chez les animaux néphrolomisés, dans les expériences de Prévost et Dumas, CI. Bernard, Bareswill : l'élimination par l'estomac et l'intestin supplée celle qui a cessé de se taire par le rein.

Il est assez difficile de préciser le mécanisme intime de l'ischurie hystérique. Ce qu'on peut dire, c'est que l'obstacle siège au-dessus de l'uretère et du rein. Il s'agitlà très certainement d'un trouble de l'innervation difficile à analyser en l'état de nos connaissances, mais dont la réalité esl nettement établie par l'efficacité de certains agents thérapeutiques illusoires, dont la seule action est de frapper l'imagination de la malade.

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