IM PHÉNOMÈNES HYPNOT1QI I S
sensorielles est, lui aussi, tout autre dans rune ei l'autre forme du sommeil.
Dans la Léthargie, dous l'avons vu, la malade es! apte à parler, à répondre à certaines questions ; elle cesse de l'être dans la catalepsie. On a beau appeler la patiente, l'interroger, elle esl sourde à toutes les paroles qu'on lui adresse et ne profère pas un mot. C'esi grâce à ce fait ei en niellant à profit la possibilité où Ton esl de plonger l'un des hémisphères cérébraux en catalepsie, tandis que l'autre reste en léthargie, qu'on a pu arriver (Charcol et Ballet) à démontrer expérimentalement le l'ait depuis longtemps établi par l'observation anatomoclinique (Broca, Dax) de la localisation de la faculté du langage dans L'hémisphère gauche.
Quant aux fonctions sensitives et sensorielles, l'insensibilité de la peau et des muqueuses est ici aussi profonde que dans la léthargie avec hyperexcilabililé musculaire. Celte anesthésie généralisée commune aux deux états, a été à diverses reprises utilisée dans un but chirurgica1(Azam, Broca,Velpeau, Follin,Demarquay,etc. >. Elle explique d'autre pari que certaines malades, atteintes d'affections douloureuses, soient susceptibles d'exécuter pendant le sommeil hypnotique des actes qu'à l'état de veille elles seraient incapables d'accomplir: i elle cette femme doni M. Ch. Michel a rapporté l'histoire, qui, atteinte d'une affection utérine grave, probablement une hématocèle, ne quittait pas le lit depuis plusieurs mois, mais pouvait, dès qu'elle était endormie, se lever, marcher, balayer la salle et grimper les escaliersavec une surprenante agilité.
Etat cataleptique. isô
Les malades étant incapables de parler dans la catalepsie, il est bien difficile d'apprécier exactement l'étal de la sensibilité spéciale.
Beaucoup d'auteurs sont d'accord pourpenser qu'elle est abolie le plus souvent, au moins en apparence. « Dans la plupart des cas, dit Puel l, l'abolition ou la Mispension des fonctions sensoriales est apparente, sinon réelle; mais dans un certain nombre de cas, il y a persistance de l'état réel des sens. » M. Riche! a pu, plusieurs fois, constater une persistance partielle.
« Certains sens, la vision, l'audition en particulier , conservent, du moins en partie, leur activité. Celle persistance de l'activité sensorielle permet souvent d'impressionner le sujet cataleptique, et de susciter chez lui, par voie de suggestion, des impulsions automatiques. Alors les attitudes fixes, artificiellement imprimées aux membres, l'ont place à des mouvements plus ou moins complexes, parfaitement coordonnés, en rapportavec la nature des impulsions provoquées. Mais, abandonné à lui-même, le sujet ne tarde pas à retomber dans l'état d'immobilité où il se trouvait au moment où on l'a impressionné. >> (Gharcot.)
On fait cesser en général la catalepsie aussi aisément qu'on la provoque. 11 suffit pour cela de souffler, par exemple, sur la figure de la malade, ou encore de comprimer la région ovarienne douloureuse. Dans ce cas on détermine un réveil immédiat et un retour à l'état normal. Mais, de même qu'on peut passer du sommeil