EXPÉRIMENTATIONS THÉS RÉGENTES
le moment où elle tend spontanément à faire place à la léthargie. Les deux agents, souffle et pression, sont alors capables d'agir l'un et l'autre, de se remplacer même, et la contracture que vient de produire le souffle, disparaît sous l'influence de la pression1. » Ainsi, lu phénomène dit hyperexcitabilité neuro-musculaire existerait, d'après M. Dumontpallier, dans les trois périodes de l'hypnotisme ; ce serait simplement un phénomène d'ordre réflexe, cutano-musculaire, et, pour le produire, il suffirait d'exciter la sensibilité de la peau en un point quelconque par un agent variant suivant les sujets.
Ainsi chez une hystérique hypnotisée par le regard et cataleplisée par le soulèvement des paupières, on fait contracter certains groupes musculaires en dirigeant sur la boite crânienne le souffle projeté par un tube capillaire a l'aide d'un petit appareil en caoutchouc. Les mouvements produits sont constamment les mêmes pour le même point du crâne sur lequel on agit, et il suffît, quelques instants après, de lancer sur la même région une nouvelle colonne d'air pour reproduire en sens inverse le premier mouvement. Il serait ainsi loisible, d'après M. Dumontpallier, de diviser de la sorte le crâne en centimètres carrés et de délimiter chaque zone réflexogène d'un mouvement déterminé. — L'application sur le crâne de 3 plaques d'argent laiton ne tarde pas à produire le réveil, qui s'accompagne d'un retour complet de la sensibilité,