‹ Les hysteriquesChapitre 95 sur 265 · A.GE DE I. \ KENOPSEAU. JI · texte numérisé non relu

A.GE DE I. \ KENOPSEAU. JI

due à une lésion quelconque des centres nerveui, l'autre avec une contracture hémiplégique de nature hystérique, et Ton comprendra quelles différences les séparent au point de vue mental : la première ne verra pas sans une inquiétude toujours croissante la rigidité musculaire envahir de jour en jour davantage ses membres immobilisés déjà par un long repos : la seconde, c'est-à-dire l'hystérique, subit cette immobilisation prolongée avec une insouciance étrange, avec une singulière patience qu'il ne faut pas prendre pour la résignation, et Ton sent que ses plaintes, ses récriminations et ses doléances d'une heure ne sont pas sérieuses comme si elle savait par avance qu'il ne s'agit pas d'une affection irrémédiable. » (Huchard.)

Nous avons déjà à plusieurs reprises insisté sur l'erreur qui a consisté si longtemps à confondre les hystériques et les nymphomanes. Chez beaucoup d'hystériques, les désirs ou appétits vénériens sont peu marqués on nuls; il en est plus d'une qui éprouve presque de la répugnance pour l'acte génital. Il ne faut pas se laisser abuser à ce point de vue par le grand nombre d'aventures galantes qu'on relève facilement dans la biographie de beaucoup d'entre elles, aventures où les poussent leur caractère romanesque, leur insurmontable besoin d'émotions et leur incessante recherche de l'imprévu, bien plus souvent que l'appétit des satisfactions sensuelles. Les hystériques ont, comme elles disent parfois, « des toquades », des entraînements passionnels aussi irrésistibles que peu durables.

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