LES PRODUITS EMPLOYÉS
Les préparations quinoléiques, toutes spécialisées, sont extrêmement nombreuses. Comme l'écrit M. Mouzon dans son très intéressant mouvement thérapeutique d'octobre 1928, « les dérivés de la phénylquinoléine occupent une place de plus en plus importante dans l’arsenal thérapeutique. Sous les noms d’atophan, de cinchophène, d’atophanyl, d’atoquinol, d’agotan, de phénoquine, de quinophan, d’iriphan, de leucotropine, ils sont aujourd'hui d’un usage courant, par voie buccale ou intra-musculaire, » Les deux premiers sont de l’acide phénylquinoléine carboxylique; le troisième est un mélange du sel sodique de lPacide phénylquinoléine carboxylique et de salicylate de soude. L’atoquinol est léther allvlique de la phénylquinoléine carboxylée, la leucotropine, une association de l’urotropine à la phénylquinoléine.
Nous pourrions en énumérer bien d’autres : l’hexo-
phan, le tophosanyl, le weldona (néocinchophène, poudre
de cascara et carbonate de magnésie), l’icterosan (phénylquinoléine et sels biliaires), l’oxyliodide (deux parties de cinchophène combinées à une partie d’iode, et trois parties de cinchophène libres), la biloptine (dioodophénylquinoléine carboxylée).
Ces produits s’administrent en général par la voie buccale, sous forme de cachets, tablettes où comprimés. Quelques-uns, comme l’atoquinol ou l’association de phé: nulquinoléine et de salicylate de soude, sont absorbés par voie parentérale, musculaire ou veineuse.
En raison de leur action pharmacodynamique très complexe, on les a utilisés en thérapeutique dans de
nombreuses circonstances cliniques.