INACTIVITÉ DU SÉRUM
était inconstante dans les ictères congénitaux ; constante, au contraire, dans 2 cas d’ictère hémolytique acquis, pendant la période la plus grave de l'affection et alors que seul le procédé des hématies déplasmatisées permettait de mettre en évidence la fragilité vis-à-vis des solutions salines hypotoniques. ù
Récemment, M. Karl Ritter von Slejskal (1) a repris ces expériences en mettant les globules d'un malade atteint d’ictère hémolytique acquis, au contact de substances hémolytiques très variées (slaphylolysine, vibriolysine, arachnolysine, solution concentrée de lécitine, extrait d’intestin, d'estomac, de rate); il a toujours vu ces globules hémolyser plus tôt que les globules témoins.
Absence de pouvoir hémolytique du sérum
En étudiant l’action des sérums, M. Widal avec Philibert (2), puis avec Abrami et nous-même (3) a vu que, tandis que les globules rouges de sujets atteints d’ictères hémolytiques étaient hémolysés par des sérums normaux, plus vite que des globules témoins, au contraire le sérum de ces malades n'était pas plus hémolytique pour des globules quelconques qu'un sérum témoin.
La fragilité des globules semble donc la lésion essentelle dans les ictères hémolytiques que nous avons pu observer ; le sérum n'a aucune propriété hémolytique, et ne doit pas être incriminé dans la destruction globulaire.
Le processus aboutissant à | hémolyse est donc tout différent de celui que l’on peut étudier dans d'autres affections, par exemple dans l’hémoglobinurie paroxystique.
Dans cette maladie, en effet, on voit à la suite de refroidissement, survenir de brusques poussées de destruction
1. KARL Rirrer v. SresskaAz. Wien. klin. Wochen., 13 mai 1909. É |
2° Wipaz et PaiciBert Gazette des Hôpit., 19 sept. 1907.
3. WIiDpaAL, ABRAMI et BRULÉ. Presse Médicale et Soc. de Bialog'ie, 19 octobre 1907.