INACTIVITÉ DU SÉRUM
globulaire, avec hémoglobinhémie puis hémoglobinurie, la ‘tuméfaction de la rate est de règle, parfois même de l’icère apparaît après la crise, et le tableau clinique se rapproche beaucoup de celui des ictères hémolytiques par fragilité globulaire. Mais on sait que dans 1 hémoglobinurie le sérum est doué de propriétés hémolysantes. Donath et Landsteiner ont montré que, si on mélange le sérum d'un hémoglobinurique à des globules rouges normaux, et si l’on porte à la glace pendant une demi-heure, puis à l’étuve pendant deux ou plusieurs heures, on observe une hémolyse intense, tandis que les mêmes globules mis au contact d'un sérum normal restent intacts dans les mêmes conditions (1). ;
Ainsi donc, le sérum des hémoglobinuriques présente constamment, et même en dehors des crises, des propriétés hémolytiques. Par contre, aucune fragilité globulaire ne peut êlre décelée chez ces malades dans l'intervalle des crises ; au cours même de l'hémoglobinhémie, un petit nombre de globules sont détruils mais la résistance des autres reste normale.
Il en est tout autrement dans les ictères hémolytiques : ici le sérum se montre constamment inactif et au contraire la fragilité globulaire persiste comme un sligmate permanent.
La cause de la destruction globulaire semble donc bien différente dans ces deux cas, aussi avons-nous, avec MM. Widal et Abrami (2), opposé ces deux processus hémolytiques :
Hémolyse par foxicilé du plasma dans l'hémoglobinurie paroxystique ;
Hémolyse par fragilité 4lobulaire dans les ictères hémo-: lytiques.
1. Ces propriétés hémolytiques du sérum ont été attribuées par MM. Widal et Rostaine à un défaut d’antisensibilisatrice, tandis que MM. Donath et Landsteiner admettent la présence d’une sensibilisatrice.