QuéNu et Kuss: Soc. de Clur., 4 novembre
2. Récemment MM. Cuevrier, RENÉ BÉNARD et SORREL (Soc. de Biol. 27 novembre 1909) ont trouvé au cours des cholémies post-chloroformiques tantôt une diminution de résistance globulaire :mmédiate ettransitoire, tantôt une augmentation qui w’apparaît qu'après quelques jours. : ù
5. MM. Chauflard et Troisier (loc. cit.) font cependant remarquer qu'il existe quelques différences entre ces deux processus hémolytiques.
REPRODUCTION EXPÉRIMENTALE DES ICTÈRES HÉMOLYTIQUES
On sait, depuis longtemps, que l'injection à l'animal, de certains poisons du sang, corps chimiques où sérums hémolvtiques, amène rapidement l'apparilion d'ictères intenses.
Nous nous sommes demandé avec MM. Widalet Abrami si ces ictères hémolytiques expérimentaux se rapprochaient de ceux que nous avions pu observer chez l’homme ; si l’on y retrouvait les mêmes stigmates hématologiques : anémie, hématies granuleuses, fragilité globulaire.
À priori l'on pourrait croire que ces ictères hémolytiques expérimentaux se différenciaient des ictères humains puisqu'ils étaient dus au passage dans le sang d’une substance hémolysante : on devait presque s'attendre à devoir, après l'étude du sang, les ranger dans la classe des ictères par action plasmatique, bien pius que dans celle des ictères par fragilité globulaire. Il était logique de penser que le sérum devenu toxique, puisqu'il charriait des substances hémolysantes, attaquait les hématies de résistance normale, tout comme cela se passe en clinique humaine, dans l’hémoglobinuric paroxystique et les ictères hémolysiniques.
Déjà, cependant, Lapicque el Vast, étudiant par une méthode d'ailleurs peu clinique la résistance globulaire chez le chien intoxiqué par la toluylène-diamine, avaient pu déceler de la fragilité globulaire .