‹ Les idées de Mme Aubray, comédie en 4 actes, en proseChapitre 117 sur 338 · SCENE IV Les Mêmes, SIDOXIE · texte numérisé non relu

SCENE IV Les Mêmes, SIDOXIE

SIDONIE, sur le seuil de la porte, au fomL Ah! pardon; je vous dérange.

LIONEL, à part Sidonie 1 (il quitte brusquement la main de Blanche.)

BLANCHE, regardant Lionel avec êtonnement. Eh bien ! qu'avez-vous donc ?

LIONEL, embarrassé Moi? J'allais saluer madame Landurel. (il salue profondément Sidonie, qui lui répond par une révérence ironique.)

PAULINE, embrassant Sidonie Loin de nous déranger, ma chère Sidonie, tu arrives juste à propos pour apprendre la première une bonne nouvelle.

SIDONIE

Bonne pour qui?

PAULINE

Pour tout le monde, j'espère. Notre chère Blanche épouse M. de Trésignan, que tu connais, je crois.

Beaucoup; et je suis heureuse d'offrir à M. le marquis mes sincères félicitations. (Nouvel échange de saluts entre Lionel et Sidonie. ) Mais je ne serai pas la seule à me réjouir de cette bonne nouvelle. Je viens de rencontrer en chemin de fer le cousin de monsieur, qui, je pense, ne tardera pas à me suivre.

LIONEL

Richard ?

SIDONIE

M. le duc de Yillepreneuse.

PAULINE, pâlissant

Le duc de Yillepreneuse ! M. de Trésignan est le parent de M. de Yillepreneuse?

LIONEL

Son cousin-germain, madame.

SIDONIE

Tu ne le savais pas?

PAULINE

Ah! si je l'avais su!

LIONEL

Qu'y a-t-ildonc, madame? Le duc aurait-il jamais eu le malheur de vous déplaire ?

PAULINE

Moi? Je ne le connais pas du tout, si ce n'est de réputation; et c'est assez, c'est trop.

Pardon , madame ; mais vous êtes bien sévère pour un homme d'honneur, mon proche parent, que vous ne connaissez pas, vous le dites vous-même, et que je suis obligé de défendre en son absence.

LE COMTE

Le marquis a raison, ma chère. Yous aurez été in-

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