ACTE IV
PAULINE, de nionie J'ai mal dormi. (Elles s'assoient, l'une à cote de l'autre, sur io onnnpé.)
LE COMTE, assis près de la table, à Lionel, assis de l'autre coté
^ Ainsi, depuis deux jours, vous n'avez aucune nouvelle de votre cousin?
LIONEL
Aucune.
Ce départ précipité, qui ressemble à une fuite, m'étonne de la part d'un homme aussi bien élevé. M. do Villepreneuse nous devait au moins un adieu.
PAULINE
Ne vous a-t-il pas écrit?
LE COMTE
Oui, qu'il avait trouvé à Nancy l'ordre formel de hâter son voyage. Mais, entre diplomates, nous savons ce que parler ne veut pas dire; et ce n'est évidemment qu'un prétexte, pour dissimuler... quoi? je n'en sais rien. Peut-être votre accueil lui aura-t-il paru trop sévère.
PAULINE
Je crois avoir dit ce que je devais dire.
SIDONIE, bas et vite à Pauline Tu l'as congédié?
PAULINE, de même à Sidonie Oui.
LE COMTE
Je m'en rapporte à vous, ma chère Pauline, et je n'ai voulu exprimer qu'un regret.
LIONEL
Est-ce que je n'aurai pas le bonheur de voir mademoiselle Blanche ce matin?
LE COMTE
Où donc est-elle?
Je ne l'ai pas encore vue.
LE COMTE
Est-ce qu'elle a veillé cette nuit? Je n'ai pas entendu son piano.
PAULINE
Ni moi non plus.