‹ Les idées de Mme Aubray, comédie en 4 actes, en proseChapitre 202 sur 338 · CAROLINE, LE DUC. URBAIN · texte numérisé non relu

CAROLINE, LE DUC. URBAIN

UR15AIN, entrant par la droite, et jouant la surprise.

Tiens 1 tu es là?

LE DUC

Oui, je fuis certaine personne dont il ne faut pas dire de mal devant mademoiselle de Saint-Geneix.

URBAIN, sèchement, en passant près de Caroline.

Ah! mademoiselle ne veut pas ?...

CAROLINE , souriant.

Mademoiselle veut user du seul droit qu'elle s'arroge ici : le droit de se taire.

LE DUC, à Urbain.

Ça, c'est pour toi ! nous ne serons pas jaloux, (urbain remonte à droite et prend un livre.) Est-co quo tu no trouves pas que mademoiselle de Saint-Geneix nous traite fort durement tous les deux? Je le dirai à maman, qui veut que nous vivions comme frère et

soeur, (il se rejette sur le canapé.)

URBAIN, passant à l'extrême gauche, montrant un livre h Caroline.

Il faut mettre aussi celui-là sur la liste, mademoiselle de Saint-Geneix; c'est un ouvrage de prix, presque unique.

CAROLINE

Non, monsieur le marquis; vous ne pouvez pas vous en passer.

URBAIN, froidement.

Pardonnez-moi.

LE DUC, agité.

Ah!

URBAIN, s'approchant du duc.

Qu'est-ce que tu as ?

LE DUC

Je n'ai rien, j'enrage! (ii remonte.)

URBAIN, passant i\ l'extrême droite.

Tu me parlais?... Dame! que veux-tu? c'est très-ennuyeux, les gens occupés !

LE DUC, descendant.

Ce n'est pas ça. Je suis outré que tu envoies tes livres à Paris.

URBAIN

Qu'esl-C3 que ça te fait?

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