‹ Les idées de Mme Aubray, comédie en 4 actes, en proseChapitre 308 sur 338 · Partie depuis longtemps · texte numérisé non relu

Partie depuis longtemps

ANTOINETTE

Sans moi ?

MORTEMER

Oui, je vous expliquerai cela aussi! Mais retournez vite chez votre sœur, et surtout, que l'on ne vous voie pas sortir de chez moi !

ANTOINETTE, surprise.

Ah ! il ne faut pas...

MORTEMER, prêtant roreiUe à gauche.

Quelqu'un dans l'escalier!... Vite, par là! (n ouvre la porte du

fond.)

ANTOINETTE, toute troublée.

Mais cependant cela est si... mais je ne sais où j'en suis...

M 0 R T E IM E R

Ah! Dieu! et moi donc! — Ah! je me rappellerai cette heure de ma vie.

ANTOINETTE

Adieu, donc!

MORTEMER

Adieu? Oh! non! (L'arrêtant.) Mais au revoir, toujours!... mon enfant! ma fille! ma fille!...

ANTOINETTE, émue, prête à sortir.

Ah ! — Ah! vous l'avez dit comme le disait mon père.

MORTEMER , avec joie.

Oui !... Eh bien ! c'est tout ce que je demande! (Antoinette sort par le fond. — Seul.) Hélas ! il v a des femmes pareilles!... et je le sais

trop tard ! (Bruit de voix à gaucho. — On entend Clavières qui clierclie ii retenir

xantyu.) Qu'est-ce donc?

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