Nantva, Mortemer
NANTYA.
De sa vertu, monsieur? si peu... que je l'épouse.
M G R T E M E R , vivement.
Vous l'épousez? mais alors, elle vous aime donc?
NANTYA, souriant.
J'ai lieu de le croire!
M 0 R T E M E R, avec chaleur et effusion.
Ah! tant mieux! ab! tant mieux, monsieur, tant mieux!
NANTYA, surpris.
Je vous remercie, monsieur, de la joie que vous faites paraître!...
AIORTEMKR, comprimant son émotion.
Oui, je suis très-heureux, en effet, et je vous prie d'excuser la chaleur avec laquelle... mais je vois, monsieur, que je n'ai plus rien à faire ici, et je me retire !
NANTYA.
Pardonnez-moi, mais vous oubliez quelque chose.
JIORTEMER.
Et quoi donc?
NANTYA.
C'est que l'innocence reconnue de mademoiselle de Ghavenay prouve à quel point j'étais injuste envers vous...
MORTEBIER.
Oh ! ne parlons pas de moi !... et...
NANTYA, se levant.
Au contraire, monsieur... parlons de vous! puisqu'il vous reste encore à recevoir mes excuses...
MORTEMER , debout et saisissant ses mains.
Ah! monsieur !
NANTYA.
Et si vous souhaitez que je répète devant nos témoins...
MORTEMER, serrant ses mains.
Non! non! merci! entre nous, c'est assez! Entre nous! (i.ere-
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inlanl sans laisser ses iimins et en dompUtnl son «'■niuliun.J S'JVCZ hcurCUX
' «jinnie vous le méritez, monsieur!... vous épousez une personne digne de vous... qui vous aime... vous entrez dans la vie par la bonne porte; et vous ne connaîtrez pas un jour, comme d'autres, l'isolement, la lassitude, et, chose plus amère... la trisle punition du passé, à l'heure oi!i l'on commence à s'en repentir!... (Avec .'motion.' Et encore tout cela n'est rien, auprès de ce qui m'arrive...
Kt quoi donc?
-MORTK.MKK.
(Juoi? (Le regardant.) Si je VOUS disais, monsiour, que dans ce désarroi de toute ma vie, j'ai... j'ai près de moi, à portée de cette main, le bonheur, la joie de mes vieux ans... une vie nouvelle... le salutenfîn! et tout cela! vous le comprendrez... tout cela, dans un enfant!
N.VNTV.V, vivement.
A vous?
MOKTEMEK.
A moi! oui, à moi!...
N \ 2i T Y A, vivement.
Eh bien, alors?...
MORTEMER
Eh bien!... Eh bien! j'en suis là. monsieur, de ne pouvoir lui dire : je suis ton père!
N A NT VA
Pourquoi? et qui vous empêche?
MORTEMEK.
Qui?... Vous!...