‹ Les idées de Mme Aubray, comédie en 4 actes, en proseChapitre 334 sur 338 · A NT Y A · texte numérisé non relu

A NT Y A

Moi ?

MORTE M EU

Vous-même! Quand je pense h lui ouvrir mes bras... Savezvous quelle image se dresse devant moi?... la vôtre! Oui, la vôtre, monsieur, repoussant avec mépris cette main que je vous tendais!...

NANTYA.

Ah! {pourquoi voiidriez-vous qu'il fût si cruel?...

MORTEMER

Et pourquoi l'étiez-vous, vous-même?

Mais, je ne vous connaissais pas! moi!... Et, certes, si quelque chose devait le toucher, ce serait ce chagrin, ce remords si vrais...

MORTEMER, vivement.

Le croyez-vous?... Eh bien! non; je ne l'espère pas.

NANTYA.

Que n'essayez-vous, pourtant? (vivement.)^ Voulez-vous que je vous aide... moi?

MORTEMER, de uièine.

Si je le veux! Ah! Dieu! Pardonnez-moi cette, émotion, mais vous me donnez tant d'espoir!

NANTYA, de méuie.

Plus que de l'espoir! —Gomment ne serait-il pas ému... quand je le suis... moi qui ne suis pas en cause!

MORTEMER

Ah! c'est pour cela qu'il vous est facile d'être généreux... Mais si vous appreniez tout à coup qu'il s'agit de l'un des vôtres...

NANTYA, vivement.

Raison déplus!

MORTEMER

Même si la personne dont je parle était tellement liée à votre propre vie qu'elle fût comme un autre vous-même! Telle, par exemple, que... (Résolument.) Oui! telle que... votre femme!...

NANTYA.

Antoinette?

M 0 R T E M E R , vivement.

Antoinette! oui! prenons que ce soit Antoinette!

NANTYA, stupéfait.

C'est elle!

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