‹ Les idées de Mme Aubray, comédie en 4 actes, en proseChapitre 336 sur 338 · SCÈNE YIl · texte numérisé non relu

SCÈNE YIl

iAlORTEMEK, NANTVA, ANTOINETTE.

NANTYA, faisant descendre Antoinette.

Venez ici, Antoinette! Il s'agit d'une bonne action.

MORTEMEU, inquiet.

Vous voulez ?

NA.NTYA.

Je plaiderai votre cause, et c'est elle qui la jugera.

MORTEMER

Eh bien! oui !

NAISTYA^.

Croyez-vous, Antoinette, qu'il y ait au inonde action plus condamnable que celle d'un père qui abandonne son enfant?

ANTOINETTE

Oh ! il n'y en a pas qui fassent cela !

MORTEMER, douloureusement.

Si ! il y en a !

NANTYA.

Et si vous étiez la fille d'un homme si coupable... qui dès votre enfance ne se fût pas plus occupé de vous que si vous n'existiez pas?...

]. Nantya, Antoinette, Mortemer.

ACTH CLNUL IK.MI.. IH«»

ANTOIN I:TTK, nv.c i-Uw.

.le le clierclierais! je le trouverais, et je le forcerdis a maimer !...

Ali ! cœur de femme !

-NANTYA, bas à Mortemer en lui serraot la main avec joi<-, derrière Antoioett".

Courage! (Haut.) Ainsi donc, vous lui tenririez vos bras, s'il revenait à vous repentant?

Ah! Dieu! est-ce que cela se demande?

NANTYA, même jeu, à Mortemer, haut. .

Tout va bien !

MORTEMER^, prenant le milieu.

Attendez !... ce n'est pas tout... Et il faut tout dire, afin que tout soit pardonné !

NA^TVA, inquiet. .

Quoi encore ?

MORTEMER

Il faut lui dire que cet homme n'a pas été seulement coupable envers Tenfant!... mais envers la mère!

NANTYA.

Ah!

MORTEMER

11 faut lui apprendre qu'il a disparu lâchement, le jour où sa présence était plus que jamais un devoir pour les défendre.

ANTOINETTE

Ah ! que c'est mal !

NANTYA.

Il a fait cela?

MORTEMER, très-ému et pouvant à peine parler.

Il l'a fait! i a Antoinette.) Et maintenant, vous qui pardonniez pour l'enfant.-, pardonnerez-vous pour la mère?

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