Nantya, Mortemer, Antoinette
ANTOINETTE
Elle est morte.*... (Mortemer, qui ne peut pas répondre, fait signe que oui.)
N A N T V A , à lui-même.
Gomme la mienne!
ANTOINETTE
Et sans jamais le revoir ?
MORTEMER
Jamais !
ANTOINETTE
Ah ! que c'est mal!...
MORTEMER
Je suis jugé! (n va poiu- sortir.)
N A N T Y A , avec chaleur, le retenant.
Pas encore! (a Antoinette.) Ah! si vous étiez sùre^ comme je le suis, du changement qui s'est fait dans le cœur de cet homme!
MORTEMER, avec joie, lui serrant la main.
Ali! oui, oui, parlez! parlez toujours !
N A N T Y A , à Antoinette, de même.
Vous diriez : Eh bien! oui, coupable... soit! — mais égaré seulement!... mais bon et généreux au fond de l'âme !... et vous lui ouvririez vos bras, comme je les ouvrirais pour vous...
MORTEMER, à lui-même, ravi.
Ah ! Dieu !
NANTYA.
Moi qui n'oublierai jamais ces derniers mots de ma mère mourante! «Pardonne tout!... Et ne te rappelle qu'une seule chose... c'est qu'il est... »
MORTEMER, lui ouvrant ses bras.
Ton père !