SCÈNE \ III
Les Pri:ci£I)i:nts, CIIAVEXAV, THOHNES, DU BOURG, CLÉMENCE, REBECGA, LOUISE, puu VEAUCOURTOIS, CLAVIÎ-RES.
CHAVENAY.
Eh! mon Dien ! qu'est-ce que c'est?
MORTEMER, fou de joie.
Ce que c'est? — C'est que j'ai retrouvé mon fils!
TOUS
Son fils!
Oui! oui! il esta moi! le voilà! je l'ai! Ah! je l'ai bien i^agné' Mon fils! mon cher fils!
cil AVEN A Y.
Est-ce possible... Ah! Dieu! je comprends maintenant! (n ini
serre la main.) Mais, ditCS-nOUS.. .
MORTEMER, retenant toujours Xantya.
Oh ! ne me l'enlevez pas déjà ! Laissez-les moi, lui et elle! ii.ittir-
Antoinette sur son cœur, et les tient tous deux euibrassés. ) McS dcuX en-
fants !
ANTOINETTE
C'était donc de vous que vous p:ti liez?
MORTEM ER
Oui, ange, c'é'ait de moi !
ANTOINETTE
Il fallait donc le dire! .le lui aurais con^^eillé (]o <h jr^icr tmif li,suite daiis vos bras!
V E A U C 0 U R T O I s , entrant avec Clavières ^ .
Comment! comment! un fils!
MORTEMER
Oui, tiens! Regarde-le! il n'est peut-être pas beau, mon fils?
CL A VI ÈRE s.
Sapristi! comme ça, tout élevé!... .l'en veux bien un aussi,
moi! (a Veauconrtois.) Et toi ?
VEAUCOURTOIS.
Il est encore temps !
CH AVEN A Y
Eh bien, là-dessus, voulez-vous m'en croire; tout ce que l'on dit ne vaudra jamais tout ce qu'on pense! — Donc, allons dîner!
CLÉMENCE
Je vous préviens que j'ai placé tous les maris à côté de leurs femmes... pour qu'ils leur fassent la cour!
TROiîNES.
Ah! c'est gentil, cela! — Alors, je prends la mienne! (n court
à sa femme.)
CLÉMENCE
Tiens! il n'est plus timide !
LOUISE, baissant les yeux.
Oh! mais du tout!
REBECCA, à Du Bourg, en regardant Clavières avec dédain.
Et, moi, mon ami, je prends votre bras!
MORTEMER , prenant celui de Xantya et d'Antoinette.
Et moi, ces deux-là !
1 . Clémence , Rebecca , Louise , Chavenay, Antoinette, Mortemer, Clavières, Veaucourtois, Du Bourg, Troènes.