ACTE PHKMIEK. i
l'année deiiiiLre ; elle le paye d'a\ ance, il ne lui demande \)a6 autre chose. On l'appelle ici la damo de chez Roussel. Elle ne reçoit pas de lettres et elle ne parle à personne. Mystère! mystère!
DARAXTIX.
C'est là toute votre histoire?
VALMORCAU.
Jusqu'à prL'senl.
BAR AX TIN
Vous n'avez plus rien à me conter?
VALMORKAU.
Non.
BARANTIX.
Avez-vous cent francs sur vous?
VALMOREAL-.
Cent francs, oui.
BARAXTIX.
Donnez-les-moi.
VALMOr. EAU, lui donnant les cent francs.
Tenez. ^
BARAXTIX.
Cela ne vous gêne pas?
YALMOREAU.
Non... Mais vous n'avez pas besoin de cent francs.
BARAXTIX.
Aussi n'e-i-ce pas pour moi que je vous les demande ; voici ce que c'est. Nous fondons en ce moment des écoles pour les enfants pauvres, orphelins ou abandonnés, et nous avons besoin de souscripteurs. Où les trouverons-nous, si ce n'est parmi les gaillards comme vous, qui s'amusent tant et à qui l'argent vient tout seul, pendant qu'ils suivent les femmes dans les gares? Elle est charmante, votre histoire ! Ce n'est pas pour en dire du mal, mais c-le vnui bien cent francs, surtout pour des pauvres diables qui n'en auront jamais de pareilles à conter.
VAL?dOfiEAU.
On souscrit une fois pour toutes?
BAR AN TIN
Oui, rassurez-vous.
Alors, ce n'est ps.s assez, mon maître; inscrivez-moi pour cinq cents francs.
BARANTIN.
Pardieu! voilà qui est bien parlé. Décidément, il est rare qu'un homme d'esprit ne soit pas un homme de cœur. Et dire que, si les hommes dépensaient pour faire du bien aux autres le quart de ce qu'ils dépensent pour se faire du mal à eux-mêmes, la misère disparaîtrait du monde !
Où demeurez-vous ici, pour que je vous porte le reste de ma souscription?
BARANTIN, voyant entrer madame Aubray.
Vous remettrez ce reste à madame.