‹ Les idées de Mme Aubray, comédie en 4 actes, en proseChapitre 99 sur 338 · SCÈNE II Les Mêmes, PIERRE, BLANCHE, LIONEL · texte numérisé non relu

SCÈNE II Les Mêmes, PIERRE, BLANCHE, LIONEL

PIERRE, bas ù Blanche qui lui donne le bras.

Comment trouvez-vous mon ami?

ELANCHE, ù demi-voix.

Bien.

PIERRE

Il vous plaît?

BLANCHE

Il ne me déplaît pas. (Quittant le bras de Pierre et s'approchant de Pauline.) Ah! c'est ainsi que tu remplis tes devoirs de maman, toi? m'abandonner au milieu de cet immense bal! Heureusement, j'avais pour me protéger mes deux chevaliers.

LIONEL

Dites vos humbles et dévoués serviteurs, mademoiselle.

SIDONIE, bas à Lionel.

Je vous trouve empressé.

LIONEL, bas à Sidonie.

Me voudriez-vous impoli?

BLANCHE, à Pauline.

Comme te voilà encapuchonnée!... Je ne te connaissais pas cette mantille. Du point de Bruxelles ! C'est très-joli !

Vous faites attention, mademoiselle, aux choses de toilette ?

BLANCHE

Cela vous étonne, monsieur? Mais je ne serais pas femme si je n'aimais pas les chiffons.

PIERRE

Puisque cette mantille vous plaît, mademoiselle, permettez-moi de vous l'offrir.

BLANCHE

J'accepte volontiers, à charge de revanche. Nous savons broder à Nancy! Mais, puisque la mantille m'appartient, je veux m'en faire honneur tout de suite. (A Pauhne.) Rends-la moi.

PAULINE

Plus tard, si tu le veux bien. J'en ai besoin maintenant, j'ai froid.

BLANCHE

En effet, tu es pâle. Qu'as-tu donc?

PAULINE

Depuis mon arrivée à Paris, je suis souffrante, et la chaleur m'a tout à fait indisposée.

BLANCHE

Partons. Je donnerais tous les bals du monde, même celui de Madame, et c'est tout dire, pour t'épargner un moment de fatigue.

UN DOMESTIQUE

La voiture de madame la comtesse d'Apremont est avancée.

PAULINE

Tu vois que j'avais compté sur ton bon vouloir.

BLANCHE

Tu as bien fait. (A Sidonie.) Adieu, Madame, et merci pour tout.

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