‹ Les idées de Rabelais & de Montaigne sur l'éducationChapitre 218 sur 307 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

a comparai.sou de ces liaisons civiles? L'image mesiiie que j'en veois aux bestes, si pure, avccqucs quelle religion je la respecte! Si les aultres me pipent, au moins ne me pipé je pas nioy mesmc à m'estimer capable de m'en garder, ny à me ronger la cervelle pour m'en rendre' : je me sauve de telles trahisons en mon propre girou; non par une inquiète et tumultuaire curiosité, mais par diversion- iilulost et résolution, Quand j'ois reciter Testât de quelqu'un, je ne m'amuse pas à luy; je tourne inconfinent les yeulx à moy, veoir comment j'en suis : tout ce (pii le louche me regarde; sou accident m'advertit, et m'esveille de ce costé là. Touts les jours et à toutes heures, nous disons d'un aullre ce que nous dirions plus proprement de nous, si nous sçavions replier, aussi bien qu'esteiidre, noslre considération*. Et plusieurs aucteurs blecent en cette manière la protection de leur cause \ courant eu avant témérairement à rencontre de celles'^ qu'ils attaquent, et lanceant à leurs ennemis des traicts propres à leur estre relancez plus advantageusement.

Feu monsieur le maresclial de .Montluc'^, ayant perdu sou fils, qui mourut en l'isle de Madères, brave gentilhomme, à la verilé, et de grande espérance, me l'aisoit fort valoir, entre ses aultres regrets, le desplaisir et crevccœur qu'il sentoit, de ne s'esire jaiîiais communiqué à luy; et, sur cette humeur

vaille : " ... au moins lU" uie piné jo i);ts moi-même... •'

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