‹ Les idées de Rabelais & de Montaigne sur l'éducationChapitre 257 sur 307 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

de leur sorte, comme au sire de Jouinville', domestique' de sainct Louys; Eginard^. cliancelier de Cliaiiemaigae, et, de plus fresclie mémoire, en PJiilippe de Comines. C'est icy plutost wn plaidoyer pour le roy François, contre Teniporeur Charles cinquiesme, qu'une liistoire. Je ne veulx pas croire qu'ils ayent rieu changé quant au gros du faict; mais de contourner le jugement des événements, souvent contre raison, à noslreadvantage, et d'obmettre tout ce qu'il y a de chatouilleux* en la vie de leur maistre, ils eu font mestier : tcsmoing les rcculemiMJls de messieurs de Montmorency et de Brion*, qui y sont oubliez-, voire le seul nom de madame d'Estampes^ ne s'y treuve point. Ou peult couvrir les actions secreltes" ; mais de taire ce que tout le monde sçait, et les choses qui ont tiré^ des elTects publics et de telle conséquence, c'est un default inexcusable. Somme, pour avoir l'entière coguoissance du roy François et des choses advenues de son temps, qu'on s'addrcsse ailleurs, si on m'en croit. Ce qu'on peult l'aire ici de [iroufit, c'est par la déduction particulière des batailles et exploicls de guerre où ces geutilshonunes se sont trouvez; quelques paroles et actions privées d'aulcuus princes de leur temps-, et les practiques et négociations conduictes par le seigneur de Langeay, où il y a tout plein de choses dignes d'estre sceues, et des discours non vulgaires. »

1. Le sire de Joinvillc, KÛncchal de Cliampagne, ami et conseiller de saint Louis, a raconté dans une chronicjue naïve et touchante la croisade de 12 iS où il accompagna son maitre.

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