Se produirp, se prêter
13. Itefjencn, o'est-à-dire sans intention de nous régenter, do nous imposer une opinion.
juste; mais à lorl. ou à droicL', comment ou s'en desfi.Ta : au lieu d'y tendre les bras, nous y tendons les griffes. Je souiTrirois estre rudement lieurlé par mes amis : « Tu es un sot; tu resves. » J'aime, entre les galants hommes, qu'on s'exprime courageusement; que les mois aillent où va la pensée : il nous fault fortilier l'ouïe, et la durcir contre cette tendreur- du son cérémonieux des paroles. J'aime une société et familiarité forte et virile; une amitié qui se lUitte* en l'asprelé et vigueur de son commerce, comme l'amour aux morsures et aux esgraligneures sanglantes : elle n'est pas assez vigoreuse et généreuse, si elle n'est querelleuse, si elle est civilisée et artiste, si elle craint le hurt*, et a ses allures contraincles : Nequc cnim disimlari sine l'cprchensionc polcsl'K Quand on me contrarie", on esveille mon attention, non pas ma cliolere; je m'advancc' vers celui qui me conlredicl, (pii m'insiruit : la cause de la verilc debvroit estre la cause commune à l'un et à l'aultre. Que respondra il? la passion du courroux luy a desja frappé le jugement : le trouble s'en est saisi avant la raison. 11 seroit utile qu'on passast par gageure la décision de nos disputes' ; qu'il y eust une marque matérielle de nos perles, à lin que nous en teinssions estât; et que mon valet me peust dire : « Il vous cousta raiinec passée cent escus, à vingt fois", d'avoir esté ignorant et opiniasire. » Je festoyé et caresse la vérité en quelque main que je la trouve, et m'y rends alaigrement, et luy tends mes armes vaincues, de loing que'" je la veois approcher; el, l)ourveu qu'on n'y procède point d'une trongue ' ' trop imj)erieusement n)agistrale, je prends plaisir à estre reprins, et m'accommode aux accusateurs, souvent plus par raison de civilité que par raison d'anieudemenl'-, aimant à gralilier'*et à nourrir