‹ Les idées de Rabelais & de Montaigne sur l'éducationChapitre 29 sur 307 · Charrette traînée par des bœufs · texte numérisé non relu

Charrette traînée par des bœufs

15. C'est-à-dire las, monceau ; ce mot a quelque analogie avec fatras.

16. Chapelets venus de St-Claude en Franche-Comté. On y faisait des pèlerinages et un commerce d'objets de sr.inteté.

le moulle d'un bonnet ' ; et, se pourineuant par les cluistres, galeries, ou jardin, en disoit plus que seize liermites.

Puis estudioit quelque meschante demie heure, lesyeulx assis dessus son livre ; mais, comme dit le Comique -, son ame estoit en la cuisine.

Puis s'asseoit à table. ¥A parce qu'il estoit naturellement phlegmatique, comniençoit son repas par quelques douzaines de jambons, de langues de bœuf fumées, deboutargues^, d'audouilles, et telz aultres avant-coureurs de vin. Ce pendant quatre de ses genslui jettoient en la bouche, l'un après l'aullre coutinuemeul, raoustarde à pleines palerées * ; puis beuvoit un horrifique traict de vin blanc pour luy soulaiger les roignons. Après, mangeoit, selon la saison, viandes à son appétit, et lors cessoit de manger quand le ventre luy tiroit °. A boire n'avoit poinct fin ni canon ^. Car il disoit que les metes ^ et bornes de boire estoient quand, la personne beuvant, le liège de ses pantoufles enfloit en haull d'un demy pied ^.

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