‹ Les Idées de Turgot La Décentralisation AdministrativeChapitre 64 sur 98 · Op. cil.,p · texte numérisé non relu

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= LA — matières fiscales ne sont pas tout à fait dégagées des matières politiques. Pour Turgot, elles l’étaient pourtant : la science imposait une certaine sorte d’impôt et un certain mode de perception ; elle ne laissait pas de place aux discussions. Quant au chiffre, il était fixé tout naturellement par les besoins de la société: il ne se prêtait non plus à aucun débat. Bref, la Grande Municipalité n'était pas une assemblée législative.

Cependant Condorcet dit dansun autre passage (1): « Sa politique, toute fondée sur la justice, lui défendaït de regarder comme légitime tout abus de confiance, quelque utilité qui pût en résulter, ou de croire qu'il fût permis de tromper un Roi, même en faveur de toute une nation. Animé par ce principe, il croyait devoir s’arrêier après avoir formé les assemblées d’élections, trop multipliées pour se réunir, trop faibles pour agir seules, et avertir le Roi qu’en donnant au reste du plan toute son étendue, il ferait à la nation un bien éternel, mais qu'il ne pourrait le faire sans sacrifier une partie de l'autorité royale. » Que signifient ces mots ? Comment s’accomplirait ce sacrifice ? Rien, dans les attributions que nous avons passées en revue, n’est une menace pour le pouvoir suprême. Rappelons-nous cependant que les membres des municipalités supérieures ne

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