‹ Les idées délirantes religieuses dans la schizophrénieChapitre 5 sur 25 · US À · texte numérisé non relu

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tez-vous de fou et d’imbécile, pourquoi ne m'aimezvous pas, pourquoi me bousculez-vous, moi je vous aime pourtant comme des frères. Parce que je cherche à bien faire le travail, parce que je ne rigole pas avec vous, parce que je ne fais pas les mêmes grimaces que vous, vous ne m'’aimez pas». Voilà que le chef entre, et tout le monde accourt autour de moi pour m'écouter. Alors dans ma conscience je me dis «courage». Je lève la main encore un peu plus, je la presse d'avantage sur ma poitrine, et je continue. J'avais mis justement ce jour là mon maillot vert, de sorte qu’on me voyait plus distinctement. «(Camarades cherchez à être justes, charitables, miséricordieux, priez le Bon-Dieu, aimez tous les hommes, Allemands et Chinois, aimez-les comme on aime des frères, car tout homme a besoin de manger un morceau de pain comme vous, ainsi si vous faites tout cela, le Bon Dieu ne vous laissera pas dans la misère». Le petit chef me dit : «alors P.... vous êtes bon pour devenir missionnaire».

Je descendais à Pf.... en chantant. Ma voix résonnait dans la montagne. Les gens se disaient «il est fou celui-là». Mais moi je me disais puisque tu es en action de grâce, monte sur la montagne d’en

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