EN GUISE DE PRÉFACE
« JE VOUS AIME, Ô SAINTE NATURE, JE VOUDRAIS M'ABSORBER EN VOUS, MAIS DANS CE SIÈCLE D'AVENTURE CHACUN, HÉLAS, SE DOIT A TOUS ; TOUTE PENSÉE EST UNE FORCE :
DIEU FIT LA SÈVE POUR l'ÉCORCE, pour l'oiseau LES RAMEAUX FLEURIS, le ruisseau pour l'herbe des plaines, pour les bouches les coupes pleines, et le penseur pour les esprits...
« dieu le veut, dans les temps contraires
chacun travaille et chacun sert ;
malheur a qui dit a ses frères l
je retourne dans le désert !
— malheur a qui prend ses sandales
quand les haines et les scandales
tourmentent le peuple agité !
honte au penseur qui se mutile
et s'en va, chanteur inutile,
par la porte de la cité ! »
Victor Hugo.