CONCLUSION
Nous avons essayé de montrer qu'aux conditions nouvelles de la production, il fallait une méthode nouvelle d'organisation. Il y a actuellement une poussée sociale comme on n'en a pas encore vu dans l'histoire. De même que la guerre a amené une multiplication et un perfectionnement inoüuis des machines, qu’elle a posé des problèmes d’approvisionnement et de transport comme on n’en avait pas connu jusqu'alors, de même elle a donné à la classe ouvrière une forme nouvelle.
La classe ouvrière et ses dirigeants se sont instruits pendant la guerre plus qu’en trente ans d'évolution normale : tous les pays sont entrés dans la voie du socialisme d'Etat sous la pression des circonstances. Certaines mesures de guerre disparaitront mais la plupart resteront : il est difficile de revenir sur des mesures libérales, même si elles paraissent néfastes, tant en sociologie qu’en poïitique.
Le rôle des chefs d'industrie n’est pas de résister au
mouvement, ils ne le peuvent pas, mais ils peuvent le
canaliser et le diriger, ils le doivent dans leur propre intérêt comme dans l’intérêt-national. |
Le seul moyen de parer à l'influence du renchérissement de la main-d'œuvre sur les prix est d'adopter des méthodes scientifiques de travail et d’affaires qui ne. laissent rien au hasard, éliminent les pertes et tirent de tout et de tous le meilleur rendement possible.
Le xxe siècle doit être celui du Rendement intégral. Il faudra produire beaucoup et bon marché, problème éternel, mais l’école de Taylor nous à donné le moyen de le résoudre au mieux des intérêts de tous.
Nous espérons que la France saura utiliser dans cette voie la pléiade d'ingénieurs, et surtout de ; jeunes ingénieurs, qui ont cherché à approfondir les questions éco- . nomiques et sociales. Ce sera l'instrument de son salut dans la formidable guerre économique qui vient de com-
mencer.
Vu : le Président de la thèse GIDE
Vu : le Doyen
F. LARNAUDE
=, Vu et permis d'imprimer Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris,