‹ Les idées morales de DiderotChapitre 205 sur 234 · MIE OO · texte numérisé non relu

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tour d’esprit brusque, elle donne l’entorse à quelque partie. Son ouvrage le plus parfait est celui qui a le moins de défauts L

Constatation importante pour un moraliste qui, comme Diderot, va de la « chose « au «devoir » : elle conduit à penser que la perfection qu’on peut demander à l’homme n'est pas de faire le Bien, mais de faire le mieux possible ; — comme dit la Maréchale, «le mal, ce sera ce qui a plus d’inconvénients que d’avantages, et le bien, au contraire, ce qui a plus d'avantages que d'inconvénients » ?. Et Diderot s'étonne que Daimlaville ne soit pas d'accord sur ces définitions :

Vous ne voulez pas voir que, puisqu'il n’y a rien de bien quin'’ait quelque inconvénient, pas même la vertu ; rien de mauvais qui n'ait quelque avantage, pas même le crime, le bon jugement consiste à peser et à rejeter nettement comme mauvais ce qui est plus mauvais que bon *. :

Ne nous étonnons donc pas si la conduite des hommes n'est jamais en tout point conforme à l’image qu’en tracent les moralistes : |

Dans l'homme le mieux constitué, le plus heureusement modifié, 1l reste toujours beaucoup d'animal... avant que d’être misanthrophe 1.

De là vient que si souvent notre façon d'agir ne peut s’expliquer que parce qu’ « on est inconséquent dans la pratique à ses

principes spéculatifs » . Gardons de demander à l’homme plus

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