ofévrier 1769, XIX
3. 19 sept. 1770, dans Annales de la Soc. de Chaumont, T, 114. Cf. à Mie Volland, 17 sept. 1761, XIX, 48 : « Les Cacouacs ? c’est ainsi qu’on appelait l'hiver passé tous ceux qui appréciaient les principes de la morale au taux de la raison, qui remarquaient les sottises du gouvernement, et qui traînaient Brioché le père, le fils et l'abbé dans la boue. II ne vous manque plus que de me demander ce que c'est que Brioché. C’est le premier joueur de marionnettes qui ait existé dans le monde... » Cf. encore XIX, 409 : « Entre toutes les marionnettes de la Free vous êtes une de celles dont elle secoue le fil d’archal qui l’accroche d’une
manière si bizarre... »
des conséquences morales qu’il nous serait assez difficile de rat tacher aux courants directeurs de sa doctrine ; c’est une sorte de résignation stoïcienne aux coups de la destinée, une disposition à accepter sans vains murmures les événements que nous ne pouvons ni prévoir ni éviter.
Soumettons-nous à l’ordre universel, dit le maître de Jacques, lorsque nous perdons nos amis, comme nous nous y soumettrons lorsqu'il lui plaira de disposer de nous ; acceptons l'arrêt du sort qui les condamne, sans désespoir, comme nous l'accepterons lorsqu'il se prononcera contre nous !.
Diderot cite volontiers, et 1l invite Falconet à répéter avec lui
la prière que les Stoïciens faisaient au Destin : « O Destin, conduismoi où tu voudras, je suis prêt à te suivre, car tu ne m'en conduirais et je ne t'en suivrais pas moins, quand je ne le voudrais pas » ?.
De là une attente tranquille du coup suprême : la mort. Cette idée que tout se fait par nécessité est « bien propre à nous consoler de la briéveté de la vie et à nous résigner à la quitter » *. Elle rendait le maître de Jacques doux envers la mort d'autrui ; elle nous aidera à subir la nôtre avec calme, et sans révolte, car, «on ne se révolte pas contre les ordres que l’on voit s’exécuter si nécessairement et si universellement » 4. Ce sera donc notre suprême consolation, de songer que, « si la vie est une chose mauvaise, la raison qui nous soumet à ses travers en est du moins une bonne » °.
Mais ce fatalisme n'est que la transposition en langage théologique — ou mythologique — d’une idée qui a chez Diderot une valeur vraiment expérimentale et scientifique.