À la même, 25 août
Il croit au déterminisme de nos actions, parce qu’il croit à l'identité du monde physique et du monde moral, que trop souvent l'on se figure séparés par une cloison étanche, mais qui ne sont au vrai qu'une seule et même réalité. A lui comme au maître de Jacques, « la distinction d’un monde physique et d’un monde moral lui semblait vide de sens 1» : car «le monde moral est tellement lié au monde physique, qu’il n’y a guère d'apparence que ce ne soit une seule et même machine » ?,
Ainsi, « il n y a qu'une sorte de causes à proprement parler ; ce sont les causes physiques. Il n’y a qu’une sorte de nécessité ; c’est la même pour tous les êtres, quelque distinction qu’il nous plaise d'établir entre eux, ou qui y soit réellement » ÿ. La même détermination qui règne dans la nature entière, la même « loi de nécessité qui s'exécute sans dessein, sans effort, sans intelligence, sans progrès, sans résistance dans toutes les œuvres de la nature » 4, gouverne aussi bien l’âme de l’homme, — quelle qu’en soit la nature, — que ce que nous appelons l'univers matériel ; et dans l’âme aussi bien la volonté que l’entendement :
La volonté n’est pas moins mécanique que l’entendement. Un acte de la volonté sans cause est une chimère *.
Car il importe de bien établir la distinction « du volontaire, et