PRÉFACE V
miste, issu plus ou moins directement de Schopenhauer, et le courant naturaliste, que représente M. Emile Zola. Ce courant a entraîné, parmi les écrivains de la période, ceux-là surtout qui, comme M. Bourget et M. Lemaître, sont avant tout des intellectuels : ils lui ont cédé, même en résista)it. D'autres, qui lui ont cédé aussi, sont demeurés attachés, par leur âge ou leur éducation, aux idées qu'il dévastait. Edmond Scherer m'a paru représenter assez exactement cette catégorie d'esprits qui s'en allèrent au fil de Teau, tourmentés du désir de le remonter.
D'autres, plus actifs, tentèrent la lutte :
M. Alexandre Dumas fils, d'abord, qui s'est vigoureusement cramponné aux appuis incertains de la morale indépendante ; puis M. Brune tière, et avec lui les défenseurs de la tradition ; enfin M. de Vogiié et ceux qui ont pris le parti de s'étayer franchement sur la religion. Vous en êtes, mon cher ami^ et vous croyez que ceuxlà ont réussi à changer le cours du fleuve, ou à déterminer un courant positif, qui sera plus fort