Les idéologues
Pourquoi, dii'a le lecloiir. iiii livn» cl un ^tos livre sur los ItU'olo^'UOs ? C'osi 0(M|iu'jc vais lirii'vomcMil c\|ili(iiiiM'.
En lisant le (it'uie du f'/tris/ia/u's/fte, que loul bon élève des écoles priinaii'es reei^vail en pi'ix au moins une fois, j'avais tDUJours été iVaiqn' de voii- ;ivee (|nel mépris, avee (jnel dédain Chateaidjriand parlait des ld(''olo;,'nes, doid eependaiil il eond)attail sans cesse les ddcirines, commi^ le pins puissant t>l)stacl(» an li-ionqdie de son néo-calhulicisme. Puis les historiens me inonli'aicnl, en Napoléon, un adversaire ipii, '^ontro les Idéoloj^nes, employait non seidement les armes du despotisme, nmis encore la raillerie et l'inveclive. Même ils me laissaient ci'oire que leur opposition avait conlrihni' presque autant à la cliule de l'enqùre (pTà la foiidatiou du consulat.
Dans le domaiFie spt'cidalil", je voyais sans cesse revenir leurs noms. Lavoisiei' ne semlilc avoir l'ail une révolution en chimie, que parce (pi'il a ap|di(im'' la UK-lhode décrite par Condillac. Les travaux de IMnel sui- la iS'nsnloijie ou sur V Aliénatinit mciifnh' oïd la même origine. Darwin et Iheckel renvoient à Lamarck comme à un ancêtre. Spencer s'est appuyé, en lui donnant une force nouvelle, sur l'hypothèse de Laplace. Lecaictd des fu-obabilité's ramené à [.a[»lace et à Condoi'cet. S'agit-il de la philosophie jiositive? Les sources en sont dans \'Enriiiiiqn;<lif, mais aussi dans les idées dévelop[»ées j)ar les successeurs des Encyclopi'disles et devenues vivantes, pour ainsi dire, à l'Institut et à TEcole polytechnique. De même l'utopie idéologiqiu' de Condorcet parait le point de départ de toutes les explications historiques ou |)Olitiques parle progrès ou la perfectibilité, aussi bien que des théories socialistes ou humanitaires ((ui ont voulu, dès cette vie, donner à riiumanitê perfection et bonheur. Chez les économistes reviennent souvent les noms de J.-IÎ. Say et de D. de Tracy. Les philologues critiquent les travaux de Volney, de D. de Tracy et de Thurot ; Alexandre Bain renvoie à la Grammaive. à YIdêoloyie et à la Lo'ji(ine du second.