I.AMAliCK
Lamarck poiir la philosophie ualiirelle et pour la psychologie. C'est surtout dans la Philosophie, zoologiquo (piil faut létu- • (lier. Sans doute, il avait expriuié, dans son Ui/dvogi'ologiv et dans ses Considérations ou recherches sur l'organisation des corps vivants [lSi)-2\ plusieurs des idées qu'on retrouve dans la Philosophie zoologique. Mais il nous dit lui-mèuie que ce dei-nier ouvrage ^1) n'est qu'une nouvelle édition refondue, corrigée et fort augmentée des Recherches, où il a utilisé des nintériaux; préparés p(nu' une Biologie qu'il a renoncé à compost'r.
Connnensal de lUdlon qui. avant et aprèsde Maillet etRohinet, avait donné plusieurs solutions à la question de l'origine des espèces, Lamarck se vit dans l'impossibilité, après avoir consulté de riches collections et étudié un nombre immense d'invertébrés, de déterminer, d'une manière solide, les espèces parmi la multitude de polvpes, de radiaires, de vers et d'insectes, de trouver. i)our séparer les espèces, des distinctions autres que des particularités minutieuses et même puériles. C'est ce quil'amena à afiirmer que les espèces n'ont pas une constance absolue, ne sont pas aussi anciennes que la nature, mais sont assujetties aux changements de circonstances qui produisent, par la suite des temps, des changements de caractère et de forme. Darwin a revendi(pié Lamarck pour son précurseur ; H;rckel l'a placé à coté de Gœthe, de Darwin et lui a fait surtout un mérite d'avoir cherché à prouver que l'espèce humaine descend, par évolution, de mammifères ti'ès voisins des singes. M. de Quatrefages a surtout insisté sur les points faibles de sa doctrine, tandis que M. Martins a mis en lumière la part qui lui revient dans l'établissement delà doctrine transformiste : lintluence des milieux, dit-il, sur l'organisme et la transmission par l'hérédité, appartient à Lamarck, cpii a en outre pressenti et décrit très nettement la lutte pour l'existence, sans apercevoir les conséquences
(1) La Philosophie zoolor/ique compreml trois parties : li' [iii'iiiiiTo, dustinée à présenter les faits osscutiels ot les priucipi-s i-'éuérauv. des si-i(nici'S naturelles, roiiiirut des considérations sur l'histoire naturelle des animaux, leurs car.icleies, leurs raiiports, leur organisation, leur distribution, leur classification (ît leurs espèces. L;;. Sfcoude traite des causes physiques de la vie, des conditions qu'elle exige, de la force excitatrice de ses mouvements, des facultés qu'elle donne aux corps qui la •possèdent et des résultats de son existence dans ces corps. La troisième est consa- ••rée aux causes physiques du sentiment, à celles qui constituent la force productrice des actions, euliu à celles qui donnent lieu aux actes d'intelligence chez divers animaux.