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V. — LES COTES

Le dessin des côtes britanniques procède directement du modelé de la topographie continentale. Il résulte de la submersion, par les eaux marines, d'un relief de hautes terres alternant avec des basses terres. Les régions hautes du relief continental donnent des saillies qui s'avancent en mer; les régions basses, des rentrants où s'avance la mer. Dans les contours de l'Irlande, on voit des baies s'étaler sur les dépressions de calcaire carbonifère qui débouchent à la côte : lough Foyle, baies de Donegal, de Sligo et de Killala, Clew bay, baie de Galway, baies du Kerry et du Cork, baies de Dundalk et de Dublin. La baie de Belfast occupe une dépression d'argiles et de marnes triasiques. Dans l'intervalle de ces régions basses submergées, les massifs de roches dures s'allongent en péninsules et en promontoires. En Écosse, la côte prononce deux rentrants qui étranglent l'île : ce sont les firths de la Clyde, du Forth et de la Tay, ouverts au milieu des lowlands. En Angleterre, les trois masses de roches anciennes du Cumberland, du Pays de Galles et de la Cornouaille se projettent en mer par trois presqu'îles; entre ces presqu'îles, la mer envahit les plaines basses, établies sur les couches tendres du Trias (Solway firth, Liverpool bay. Bristol channel). De même que, en France, les hautes terres du Boulonnais s'avancent en mer entre les deux plaines de la Flandre et de la Somme, les hautes terres du Kent dessinent le puissant foreland qui rapproche la terre britannique jusqu'à 34 kilomètres de la terre française. Sur les côtes de la mer du Nord, la baie du Wash marque un étalement des eaux marines sur la plaine basse des argiles jurassiques. Il y a donc, dans la disposition générale des côtes, l'empreinte indélébile du relief continental. Mais cette relation ne rend compte que du contraste, d'ailleurs saisissant, qui oppose, le long du rivage, les grandes saillies aux grands rentrants. Il reste à expliquer la multitude des découpures de la côte, les longs estuaires qui font pénétrer la mer à l'intérieur des îles, la présence ou l'absence de falaises, la variété des formes de détail : il y a toute une évolution des lignes de rivage, qui suppose des déplacements du niveau de la mer et qui implique le travail des eaux marines.

Mouvements d'émePxSion et de submersion. — Durant l'époque glaciaire, et même quelque temps encore après elle, les terres britanniques occupaient un niveau beaucoup plus élevé qu'aujourd'hui. Nous en trouvons des preuves nombreuses par tout le pays : ce sont, en particulier, les vallées creusées avant la glaciation, dont on n'atteint aujourd'hui le fond que bien au-dessous du niveau actuel de la mer. En Basse-Écosse, entre Kilsyth et Grangemouth, au fond du firth of Forth, des sondages ont établi l'existence d'une vallée fossile, comblée par du drift, s'enfonçant à 90 mètres au-dessous du niveau de la mer. Dans la vallée de la Kelvin, affluent de la Clyde, en aval de Glasgow, on n'atteint le

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fond rocheux qu'à plus de 65 mètres de profondeur, à travers un épais remblayage d'alluvions. A Glemsford (Sufîolk), à Runcorn (au fond de l'estuaire de la Mersey) on signale de semblables chenaux préglaciaires comblés par des masses de matériaux de transport. Il est évident que toutes ces vallées, enfouies maintenant, se sont creusées à la surface sur un territoire plus élevé qu'aujourd'hui. Cette plus grande émersion des terres a duré jusque dans le début des temps postglaciaires : les vallées des rivières actuelles ont, de même, leur fond à des niveaux bien inférieurs à celui de la mer. Sur le littoral du Devon, de la Cornouaille et du Pays de Galles, en maints endroits, à Milford, Barmouth, Swansea, Chepstow, Maypool, Plymouth, Fowey, Falmouth, c'est à des profondeurs variant de 10 à 40 mètres au-dessous du niveau des basses mers qu'on peut toucher, à travers le remplissage d'alluvions, le fond rocheux des vallées qui débouchent à l'Océan. Pendant une très longue période de temps, à une époque plus reculée du passé, les terres britanniques occupèrent donc un niveau plus élevé que le niveau actuel par rapport à la surface des mers. Ces conditions leur étaient communes avec les pays de la Baltique : c'est le moment où, la Baltique formant un grand lac, ses eaux se vidaient dans la mer du Nord par une série de chenaux fluviatiles dont nous observons auj ourd'hui l'emplacement, dans le Sund, le Petit Belt et le Grand Bell, à des profondeurs de 85 mètres, 75 mètres et 55 mètres.

A cette période d'émersion succéda une période de submersion dont les effets furent décisifs sur le tracé des côtes britanniques : la mer pénétra dans la partie inférieure de toutes les vallées, qui se transformèrent, selon les cas, en fjords, en rias ou en estuaires; c'est alors sans doute aussi qu'elle isola définitivement la Grande-Bretagne par la formation du Pas de Calais.

La formation du Pas de Calais nous apparaît non pas comme la rupture d'un isthme par la force des vagues, mais comme la submersion d'une dépression continentale; elle avait été préparée de longue date par le réseau des vallées qui drainaient les plaines de la Manche et de la mer du Nord (fig. 10) ; un fleuve s'écoulait sur le fond émergé de la Manche; poussant ses eaux de tête jusqu'au voisinage de l'isthme à la rencontre du réseau de la mer du Nord, il ouvrit le large ensellement que les eaux marines, en s'élevant, transformèrent en détroit. C'est

de l'époque glaciaire.

par le même procédé que l'île de Wight fut détachée de la Grande-Bretagne; sur les deux rives du Soient, depuis la baie de Poole jusqu'à Spithead, s'étendent des plateaux de graviers à l'altitude 35-40 mètres; ils indiquent nettement l'existence d'une vallée fluviale qui descendait de l'Ouest, de la région de Dorchester et venait déboucher dans la mer vers Portsmouth et Brighton : cette vallée est occupée maintenant par les bras de mer du Soient et de Spithead (fig. 11).

La même submersion poussa les eaux marines dans les basses vallées. De ces vallées submergées on distingue deux types selon la nature de leur modelé continental : dans les régions d'intense glaciation, ce sont des fjords; dans les régions qui n'ont pas eu de glaciers, ce sont des rias et des estuaires. Les longs et étroits chenaux marins appelés fjords en Scandinavie se retrouvent en Ecosse (lochs) et en Irlande (loughs); sur la côte occidentale de l'Écosse, ils cessent au

Sud de l'estuaire de la Clyde; en Irlande, ils se localisent dans les régions septentrionales entre la baie de Galway et la baie de Dundrum. Ces vallées submergées gardent sous les eaux tous les traits du modelé glaciaire : des berges abruptes, un profil transversal en auge et, dans le sens longitudinal, une alternance de bassins séparés par des seuils rocheux. Tous les sondages nous révèlent, dans les lochs et les loughs cette curieuse répartition des profondeurs : dans le loch Erriboll, on constate une série de bassins prof onds de 66 mètres, 60 mètres et 104 mètres, séparés par des seuils profonds de 49 mètres, 59 mètres et 51 mètres. On compte cinq bassins dans le loch Hourn (au Sud-Est de l'île de Skye), six dans le loch Sunart, sept dans le loch Etive (au Nord d'Oban). En Irlande, le fond duSligo Harbour se partage entre sept bassins (139 m., 135 m., 64 m., 37 m., 49 m., 22 m., 42 m.) et sept seuils (117 m., 11 m., 24 m., 20 m., 9 m., 8 m., 6 m.). Cette combinaison des formes glaciaires et des formes littorales ne se confine pas à la partie inférieure des vallées; elle s'étend, au large des côtes d'Écosse, à toute une lisière d'archipels et de bras de mer; tous ces passages étroits, sounds et kyles, ne sont que les prolongements des vallées de la grande île; au-dessous des eaux profondes du firth of Clyde, on reconnaît les seuils et les bassins, si caractéristiques de l'action glaciaire; toutes ces chaînes d'îles et ces longues presqu'îles projettent, au milieu des flots, des fragments de terre modelés par les glaciers. C'est un vaste domaine, façonné par la glace, où la mer vient seulement de pénétrer (pl. VII, B, et VIII).

Dans les régions plus méridionales des Iles Britanniques, la mer, en s'avançant vers l'intérieur, a rencontré une topographie exempte d'influences glaciaires. Toutes les fois qu'elle pénètre à travers un relief accidenté le long de

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Fig. 11. — Ancien réseau hydrographique du Soient, avant la submersion la plus récente.

Le Soient et le Spithead, aujourd'hui bras de mer, étaient des -vallées fluviales. 1, Tracé approximatif de l'ancien rivage. — 2, Anciens cours des rivières.

Pliot. L;iwience, Dublin.

UNE RIA DE LA COTE IRLANDAISE, PRES DE GLENGARRIFF, AU FOND DE LA RAIE DE RAXTRV.

Pliot. Lawrence, Dublin.

lî. LE PHARE DE VALKNTIA, A l'eXTRÉMITÉ SUD-OUEST DE L IRLANDE.

Type de côte à ria.s; longs bras de mer séparés par de longues péninsules rocheuses. Landes sur les montagnes.

G. t ., t. I. Pl.. IX.

Pliot. l.nwrcncP, Dublin.

LE LOUGH SWILLY, A l'oUEST DE LONDOXDEIlliY (IRLANDE DU XOIU)). Ancienne vallée glaciaire, envahie pav la mer.

l'Iiot. Preston.

B. FALAISES ET liOCHEHS, DANS LES ILES SCILLY.

Roches cristallines toutes débitées par des fentes, offrant ainsi des lignes d'attaque aux vagues.

U., t. I, Pl.. X.

CONFIGURATION, STRUCTURE ET RELIEF

vallées encaissées, elle forme de longs estuaires sinueux qui rappellent superficiellement les fjords, mais dont le fond descend par une pente à peu près continue : ce sont les rias, formes particulières aux massifs de roches anciennes qui s'avancent dans l'Atlantique; de là, ces côtes découpées et déchiquetées qu'on observe depuis l'Irlande méridionale jusqu'à la Galice en passant par le Pays de Galles, la Cornouaille, le Devon et l'Armorique. Toutes les fois que la submer- I sien s'étale sur un pays peu accidenté, à travers des plaines et des collines basses, elle peut s'avancer en larges chenaux jusqu'à de grandes distances au cœur du pays : de là, ces grands estuaires, aux rives plates, qui débouchent dans la mer du Nord et dans la mer d'Irlande, Mersey, Severn, Tamise, Humber, et qui rappellent l'Escaut, la Meuse, le Rhin, la Weser et l'Elbe; par eux s'accomplit cette intime association entre la mer et la terre, qui est l'un des traits originaux de l'évolution physique et économique des pays de la mer du Nord. Aucun pays ne possède, proportionnellement à sa surface, une aussi grande longueur de côtes que l'Angleterre : 1 kilomètre de côtes pour 81 kilomètres carrés (en France, 1 km. de côtes pour 217 km'). Nulle part la mer ne s'avanceaussi loin dans les terres, nulle part la marée ne remonte aussi haut. Hull, Goole, Londres se trouvent respectivement à 32, 48 et 64 kilomètres de la mer. Les estuaires semblent se rapprocher d'une mer à l'autre et chercher à se rencontrer. Il n'existe pas en Irlande de point qui soit à plus de 90 kilomètres de la côte; en Grande-Bretagne, la distance maxima est de 120 kilomètres (pl. IX et X).

Anciens rivages et plages soulevées. — Au cours des mouvements d'élévation et d'abaissement qui provoquaient le déplacement des rivages marins, il y eut des moments de pause : la mer demeura assez longtemps à certains niveaux pour y sculpter une plate-forme littorale et y laisser des dépôts de plage. De là, le long des côtes britanniques, des lignes d'anciens rivages, des plages plus élevées que la plage actuelle, des terrasses plus ou moins horizontales et plus ou moins larges, qui sont l'un des aspects les plus curieux de la topographie littorale. La plus haute de ces terrasses se tient à l'altitude 30- 35 mètres; on l'observe particuUèrement le long des grands firths de l'Écosse orientale et le long de l'estuaire de la Clyde; on l'a signalée aussi sur la côte du Northumberland et du Durham, ainsi qu'en plusieurs points du littoral irlandais; mais, comme elle repose sur les matériaux meubles du drift, elle n'a conservé ni ses formes, ni sa continuité. Une autre terrasse occupe, sur les bords du Forth et de la Tay, un niveau de 15 à 20 mètres; elle se développe remarquablement, entre Falkirk et Stirling, en une surface presque plate, au sol d'argile, de vase et d'argile, à laquelle on applique localement le nom de Carse. Ce Carse, région fertile en bordure des estuaires, nourrissait, à l'époque néolithique, des populations nombreuses dont on retrouve aujourd'hui les outils, les instruments et les canots. De nos jours c'est un bon terroir dont chaque communauté détient sa portion : il y a le Carse de Stirling, le Carse de Falkirk, le Carse de Gowrie,

La plus basse de ces terrasses, mais en même temps la plus continue et la plus nette dans le paysage, se trouve à 7 ou 8 mètres au-dessus du niveau de la mer. On l'aperçoit, le long des firths de la Clyde, du Forth et de la Tay, sous la forme d'un liséré de terres plates, large de quelques dizaines de mètres à plusieurs kilomètres; taillée ici dans les matériaux glaciaires, elle l'est ailleurs dans la roche solide, comme dans les îles de Bute, d'Arran ou de Skye; dans ce dernier

cas, les rivières s'y encaissent avant d'atteindre la mer, et elles y forment des rapides. Cette terrasse, dont Munro place la formation au commencement de l'âge du bronze, se retrouve sur toutes les côtes d'Écosse. Peu d'événements naturels ont eu plus d'influence sur la vie humaine que le séjour prolongé du rivage marin à ce niveau. Le rôle de cette plate-forme, au sol fertile et meuble d'alluvions marines, fut capital pour les établissements humains : au-dessus des plus fortes marées et en avant des pentes rocheuses et stériles de l'intérieur, elle fournit un site remarquable de peuplement. Elle porte les villes de Leith, Burntisland, Dundee, Arbroath, Cromarty, Rothesay, Greenock, Ardrossan, Ayr; c'est elle qui, sur les rives de la Clyde, a fixé une ligne continue de villages et de bourgs; Glasgow s'étend, au moins en partie, à sa surface. Presque tous les ports écossais s'échelonnent sur cette terrasse de 7 à 8 mètres. C'est ici la même relation entre les zones d'habitat et les zones de dépôts meubles qu'on peut observer sur les côtes de la Norvège. Ces terrasses, trait inséparable du pays littoral, se développent beaucoup plus dans le Nord que dans le Sud des Iles Britanniques. Tout se passe comme si les oscillations de rivage avaient atteint leur maximum dans l'Écosse et dans l'Irlande du Nord : la terrasse de 7 à 8 mètres tend à se confondre dans le Sud de l'Angleterre avec les dépôts de plage qui correspondent au niveau actuel des fortes marées (pl. VI, B).

Le modelé actuel des côtes. — Sur cette ligne de côtes irrégulière, déterminée par l'alternance des massifs et des plaines et par les oscillations des lignes de rivage, la mer poursuit inlassablement son travail de destruction et de régularisation. Mais ce travail n'aboutit pas aux mêmes form.es sur les côtes des massifs et sur les côtes des plaines, sur les rivages de l'océan Atlantique ou sur les rivages de la mer du Nord. On observe entre les côtes découpées de l'Ouest et les côtes plus régulières de l'Est britannique le même contraste qu'entre les deux côtes de la péninsule Scandinave, tournées, l'une, vers l'Océan, l'autre, vers une mer intérieure. Vers l'Ouest, la ligne des côtes actuelle diffère peu de la ligne des côtes telle que la laissa le dernier mouvement de submersion. Vers l'Est, par la destruction des caps et le comblement des baies, la côte s'achemine vers la régularisation. L'évolution se développe sous nos yeux. Les promontoires reculent sous l'assaut des vagues; des masses de galets, de sables et de boues se déposent dans les estuaires et les baies. Les contours du pays s'émoussent ou s'empâtent. Le long de la Tamise, du Wash et du Humber, des terres basses émergent peu à peu; l'homme les annexe à la terre ferme par des digues. Sur les côtes orientales de l'Écosse, le modelé glaciaire s'elîace : on reconnaît à peine dans les firths l'empreinte des anciens glaciers. Dans le firth of Forth, on distingue encore, au Nord d'Inch Garvie, au Sud d'Inch Colme et au Nord d'Inch Keith, des dépressions allongées qui rappellent la succession des cuvettes du fond des fjords; il existe aussi des creux du même genre dans le firth of Tay, dans le Beauly loch et le Cromarty firth. Mais toute la topographie sous-marine du littoral montre un processus général de comblement; des bancs de sable et de vase, parfois dangereux pour les navires, encombrent ces estuaires. Au Nord-Est de l'Irlande, le Carlingford lough est un fjord en voie de colmatage. Les mêmes phénomènes de régularisation se développent tout autour de la mer d'Irlande dans le Solway firth, la baie de Morecambe, la baie de Liverpool, la baie de Dundalk, la baie de Dublin. Une partie de la baie de Dublin a déjà été comblée par les alluvions;

CONFIGURATION, STRUCTURE ET RELIEF

des quartiers de Dublin occupent ces récentes conquêtes de la terre ferme; une langue de sable et de galets rattache au continent l'îlot rocheux de Howth. Sur les bords de l'estuaire du Shannon, de grandes prairies, les carcasses, s'étendent sur des espaces enlevés aux eaux marines (pl. VIII).

Par contre, le long des massifs qui se dressent au-dessus de l'Atlantique, la mer travaille moins vite; la régularisation avance lentement. Les côtes conservent leurs indentations, leurs échancrures, leurs longues baies, leurs eaux profondes; elles ont encore leurs caractères de jeunesse et de hardiesse, leurs formes fraîches; elles résistent aux attaques des flots; elles représentent le front montagneux des terres britanniques, la façade solide qui ne cède que lambeau par lambeau; elles s'émiettent, mais ne s'écroulent pas comme les masses de craie, d'argile, de calcaires et de sables des côtes orientales; sur les 5 500 îles de l'archipel britannique, plus de 5 000 se disséminent au large des côtes occidentales (pl. X et XI).

Ces destructions de la mer, violentes et continues sur le littoral des « mers étroites », laissent touj ours planer quelque inquiétude dans les esprits britanniques. Ne doit-on pas redouter ces pertes de territoire, répétées depuis des siècles? Une Commission a été nommée pour étudier spécialement cette érosion des côtes. Elle a constaté que, de 1875 à 1910 le territoire britannique avait perdu 2 650 hectares, mais qu'il avait gagné, surtout le long des estuaires, 15 000 hectares. L'île n'a donc rien à craindre. Mais ces chiffres permettent de mesurer les transformations que subissent les côtes au cours de leur évolution; ce que la mer arrache aux falaises et aux promontoires, elle le transporte et l'étalé au fond des baies et des estuaires.

BIBLIOGRAPHIE

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