‹ Les îles Hawaii [microforme]Chapitre 3 sur 22 · CLIMAT FORMATION · texte numérisé non relu

CLIMAT FORMATION

C'est un pays qui mériter d'être IS connu

di so che, pittoresque, habit par une population

aimé

canaque (nom que l'on donne aux ind ones) tri

reane, et tn nombre considérable d'ét ing

, CN grutide partie des japonais. Le elimnt x est ussez chaud, l IT

mas il est tempéré par les Vents aisés du Nord-Ea

qui soufflent pendant nenf mois de l'année, et aussi

par des courants sous-marin venant également du

Nord-Est, Il £n résulte que la température est d'enl l

devrait l'être nor-

viron dix degrés pl IS bisse qu'elle milement À cette latitude, et ne varie que d'un maxi mum de 25 degrés dans toute l'année, ne montant jamas plus haut que S2 desrés, La température de la nuit est de trois à cinq degrés plus basse que celle du

jour, Il n'y a jamais de evelones, ct les or

» accompasnés de tonnerre sont très rares.

Les pluies sont fréquentes du côté du vent, mais il en est autrement du côté opposé, qui est see, et où il fant, À plusieurs endroits, n oir recours à l'irriva tion pour la culture, Ainsi, à Honolulu, il tombe environ 35 pouces d'eav par année, pendant qu'à Hilo, dans l'Ile Hawaii, il en torube 150 pouces. Dans certains districts il ne tombe que deux pouces d'eau par

an, pendant que dans d'autres on en enrégistre jusqu'à 300, à peu près dix fois plus que dans la province de Québec,

Géologiquenient, les Iles sont formées de deux sores de laves, l'une complètement fondue t très du-

re, l’autre, le tuf, à demi fondue et so des au-

ciens voleurs, Le tuf se décompose beau ip pius vite

sous tion de l'érosion que la lave dure, mais cette

dernière, quand elle est le temps et

un sol beaucoup plus propre à la cultu

l'eau, produ

i Lù où il n'v a pas trop de pluie elle se transforme eu une terre rouge foncé très fe IRBRES FRUITS FLEURS Parmi les arbres que l'on trouve à l'état sauvage

ur les Îles, le Aou est in des pius re marquubles, C'est

meubles, des uhule

ajou du pays dont on fait les, et autres ouvrages de fantaisie, Le ohta plus

dur, sert à des tins plis étendues, meubles, planchers,

ressemble an le l'Orient, Il v a aussi

le poivrier et le manguier, Ce d nie produit un fruit délicieux ressemblant un pe à ln poire. Le monkey pod (uousse du singei est un arbre assez gros, et dont le branches out une wrande envergure. Il

produit une epéee de fève suerée à longue goi 0, dont on ne fait auenn usage, Ces lerniers arbres t plutôt d'ornementation, Un arbre très curieux es le

hau. Nes branches sont extrémement touffues, cro-

ches et entrelavées, Pour le rendre utile comme bre d'ornementation, il faut faire une charpente en dessous de façon à relever toutes les branches à une

hauteur suffisante pour permettre la cireulation, anement les branches traînent à terre, ne se tenant pas senles, Quand elles sont ainsi relevées elles constituent un large parasol pouvant abriter un bon nom-

bre de personnes, Un deuxième groupe de plantes comprend le co-

cotier, le bananier, laibre à pain. le papayer, le ta-

co |

ro, la canne à sucre, l'ananas ct les plantes à fibre dont on fait les nattes, le cable et les #icts de pêche: le kalumanu sert à cette fin.

Un troisième #ronpe comprend le govavier, le mangnier (mango) et l'algaroba. Ce dernier forme

des forêts presque impénétrables près des côtes.

On fait beauconp d'efforts pour reboiser les Iles,

où à déjà planté des algarobas. des eucalyptus et autres. Ces arbres, que l'on tronve aussi en Californie en assez grand nombre, ont ce caractère particulier de renouveler leur écorce tons les ans.

Les fleurs sont de variétés innombrables dans les Les, surtont à Honclulu où on les cultive avec plus de

soin, Li

poinciane royale avec ses fleurs couleur oranse, écarlate on rouge, le Cacia Nodossa à fleurs

violettes et blanches, les vignes Dougainville de cou-

jeur rouge-brique ou cerise srimpant dans les arbres,

la bignone de couleur orange, !a vigne jaune qui grim-

] es &

ands arbres, sont quelques-unes Y a aussi des hybiscus de plusieurs couleurs. Une plante d'une gran-

pe elle aussi dans

des espèces les plus répandues, I

de beauté est le Cereus, sorte de cactus dont on fait des haies et dont les fleurs blanches ne s'épanouissent que pendant la nuit.

Les palmiers sont nombreux ct en grande variété. Des avenues sont bordées de superbes palmiers royaux de grande hauteur et à l'écorce blanche. Ou en voit aussi fréquemment dans des jardins privés.

Il y à dans les pares des figuiers des Indes, (banÿaus) arbres de forme extrêmement bizarre, en ce que les grandes branches sont supportées par des tiges

ie

qui en sont sorties et ont poussé vers le sol qu'elles ont fini par atteindre et y prendre racine. Ces tiges sont tellement nombreuses qu'elles finissent par presque cacher le tronc principal. Les mêmes arbres se trouvent ailleurs dans les tropiques, tel qu'en F'oride et à Cuba.

ORIGINE DES INDIGENES

Les Iles furent habitées dès le cinquième siècle, comme le prouve la découverte d'ossements humains sous des couches d'anciennes laves, et sous des bancs de corail.

Les Hawaiiens sont de race Polynésienne, dont toutes l:s branches peuvent être retracées avec assez de certitude jusqu'à l'Ile Savaii du groupe de Samoa. Leur langue n'est qu'un dialecte de la langue Poiynésienne. Un Hawaiïien peut comprendre presque tout ce que dit un Maori de la Nouvelle Zélande.

Les indigènes de la Nouvelle Zélande, de Tahiti, des Iles Harvey, des Iles Marquises, et autres de ces régions, ont les mêmes coutumes, et substantiellement ie même langage que ceux des Iles Hawaii. De quel continent sont-ils originaires? Tout indique qu'ils viennent des côtes de la Malaisie. Leurs traits et leur couleur sont ceux des Malais. L'affinité de la langue Polynésienne avec celle des Malais est démontrée dans des exemples donnés par le Dr. Lang, et surtout M. Davies mers du sud. Ce dernier a publié le Notre-Père dans la langue de Tahiti, de la Nouvelle-Zélande, des Iles Marquises, Samoa, Tonga, ete. La ressemblance en-

l'un des plus anciens missionnaires des

tre ces langues est telle qu'il ne peut y avoir de doute

sur J'ori

gine commune de ces peuples divers. Le mé ne atteur à fait une collection de mots de presque toutes les îles du Sud-Ouest, même des Philippines, qui démontre une affinité frappante entre ces divers dialectes.

Il est facile de conjecturer comment ces hommes de différentes races Ont pu ainsi se P'opager d'une île à une autre, Des Canots remplis d'hommes et de femmes partis en destination d'une île dn même groupe étaient quelquefois poussés par un vent contraire, et déviaient de leur route au point de perdre la terre de vue. Ils erraient quelquefois pendant longtemps, souvent périssaient on allaient s'échouer sur une île d'un autre groupe, I]. v à de nombreux exemples de ces aventures.

On à constaté que des noms de Pays étrangers existaient dans Ja langue des Hawaïiens avant qu'ils n'aient eu aucune relation avee l'extérieur. Ces noms ieur étaient transmis par la tradition,

Anciennement les Hawaïiens avaient l'habitude de composer des chansons (meles) qu'ils se transmettaient de père en fils. Encore ici, on reconnait des noms de pa

‘8 étrangers, par une ressemblance frap- Pante. Dibble, dans son Histoire des Iles Sandwich, en donne de nombreux exemples, des noms de chefs, de divinités des Îles Tahiti et autres, sont très ressemblants,

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