‹ Les îles Hawaii [microforme]Chapitre 4 sur 22 · VOEURS DES ANCIENS ET TRADITIO · texte numérisé non relu

VOEURS DES ANCIENS ET TRADITIO

La race Hawaiienne est très ancienne, la tradition permet de retracer leur origine Jusqu'à Noé, et

même au delà. Elle dit, par exemple, que l'homme a été fait de poussière et de terre par Kane et Kanaloa, deux de leurs dieux. Ils ont aussi une tradition du déluge, et malgré qu'elle contienne beaucoup de fiction. elle fait allusion à l'arche qui n'était pas un

shmple canot, mais une maison flottante, de dimensions

égales en tous sens, remplie d'hommes, de femmes, d'animaux, et de beaucoup de vivres. Le nom de Noé

est souvent mentionné dans leurs traditions.

à l'histoire d'un nommé

Il en est nne qui réfère

Waikelenuiaiku qu'i est à propos de donner en en-

tier, ear elle est intéressante,

Waikelemwiaiku était l'un de dix frères qui avaient une soeur, Ils étaient tous les fils de Waikn. Waikelenuiaiku était chéri de son père, mais ses frè

res le haïssaient, Mus par ce sentiment de haine, ils le plongèrent dans un puits vide appartenant à HHolonacole. Le plus vieux des frères en eut pitié et chargea Holonacole d'en avoir soin, Waikelenuiaiku s'échappa et s'enfuit dans un pays sur lequel régnait un roi du nom de Kamohoaiïi. Là, il fut enfermé dans un endroit obseur, un puits sous la terre dans lequel on enfermait les criminels. Pendant que Waikelenuiaiku était dans cette place obscure, il dit à ses compagnons de rêver et de lui conter leurs rêves. La nuit suivante, quatre des prisonniers eurent des songes. Le premier rêva qu'il avait vu un ohia mur, (c'était une

pomme) et son fantome le mangea: le second vit une

banane, et son fantôme la mangea: le troisième vit un

pore. dans son rêve et son fantome le mangea; le qua-

“ne vit de la awa, (une herbe produisant de la

do

boisson ennivrante) en CXtrava le jus. et son fantôme le but,

Waikelenuiaiku interpréta les trois premiers songes défavorablement, et dit aux sonveurs qu'ils devaient se préparer à mourir. Il interpréta le quatrième songe comme signifiant Ja délivrance et la vie. Les trois premiers songeurs furent mis à mort, selon l'interprétation, et Je quatrième fut délivré et sauvé.

Plus tard, ce dernier Songeur fit part à Kamohoali, le roi de ce Pays, de son étonnement de l'habileté de Waikelenuiaiku à interpréter les songes; le roi le fit sortir de prison et le nomma principal chef de son royaume,”

On reconnait bien jà l'histoire de Joseph vendu par ses frèr

11 peut peutêtre venir à l'esprit du lecteur que ces légendes et ces chansons sont de fabrication moderne, mais il n'en est rien. Elles furent transmises de père en fils de temps immémorial. Elles furent narrées aux missionnaires bien avant que la bible fût traduite en langue Hawaïienne. Certaines de leurs chansons ont leur date qui coincide avec le règne d'anciens rois.

Une de leurs traditions veut qu'une certaine personne fût avalée par un Poisson, puis ensuite vomie sur la terre sèche—(Jonas). Une autre mentionne Mauiakalana qui retarda la marche du . iell pour allonger la journée et arriver à ses fins—(Josué), En présence de ces faits, n’ost-il Pas raisonnable de croire

que les habitants de la Polynésie descendent des enfants d Israël /

Dans temps anciens, la population était divi-

ge en trois ©

sses distinctes, la noblesse, les prôtres et les sorciers puis le peuple Les chefs, (ali) étaient supposés descendre des dieux, et par conséquent leurs prérogatives étaient dans le domaine religieux et politique. On les vénérait au point de se prosterne: à leur passase. Leur cour comprenait des gens de liant rang seulement, les prêtres, les devins, les diseu:s de bonne aventure et les danseurs; ces derniers étaient entraînés à cet art äès leur bas âge.

êtres (kahumas) détenaient leur position

* et avaient beaucoup d'influence, tant par-

Les }

par héri ce qu'ils étaient supposés être en communication avec les dieux, que par leur savoir en astronomie, et aussi

en médecine, Les prêtres de rang inférieur étaient des sorciers.

Les Ilawaiiens adoraient quatre dieux, dout le plus puissant était Kane, le créateur du monde. Ku ét

un dieu cruel qui se délectait dans les sacrifices lu

ins. Lano, de rang quelque peu inférieur, controlt la pluie. En plus de ces dieux, toutes les forces de la nature étaient divinisées: l'air, les rochers, les arbres, ete, devaient être révérés.

La plus puissaute de ces divinités était Pelé, la déesse du feu. Dans le voisinage des volcans de l'Ile Hawaïi on la craignait beaucoup, et il fallait

l'apaiser constamment, El ses soeurs et son frère

vivaient dans je volcan: :e grondement des fournaises,

et le crépitement des flammes, étaient Ja musique de

He

leur danse, et la houle de feu était la vague dans laquelle ils s'amusaient.

Il y avait des Intins amis et des méchants dans les bois; aussi des demi-dieux de toutes sortes, On ne pou

t accomplir aucun acte de la vie journa-

lière sans invoquer une ou plusieurs de ces divinités. Ce sont toutes ces Superstitions qui avaient douné naissance à la reli

ion du Tabu, le système le plus comqué qui ait jamais été connu, Il comportait des

pli règles minut'euses qu'on ne pouvait enfreindre sans pêcher contre les dieux.

D'après cette loi, l'homme et la femme devaient manger dans des maisons séparées, et il était même interdit à cette dernière, sous peine de mort, d'entrer dans le réfectoire de l'homme. Elle ne pouvait non pius manger de bananes, de cocos, et de porc, jes mets fins de cette époque.

Un homme du peuple ne pouvait pas traverser l'ombre d'un chef, Certaines nuits du mois é:.ient tabu, le roi se tenait enfermé dans le temple, qui était fermé à toute antre personne. Durant cette période, les femmes ne devaient pas embarquer dans des canots. À certaines périodes de tabu, on ne devait faire aucun bruit, ui allumer de feu. Les chiens

étaient muselés, et les volailles attachées dans des caiebusses, Durant quatre jours après la dédicace d'un temple, on ne pouvait pêcher, se baigner, brover du poi, ni faire aucun travail.

Ce système était élaboré par les prêtres et sanctionné par les chefs. Les temples les plus importants étaient de construction compliquée renfermant une

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