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Si nous examinons ce tableau, nous voyons tout de suite que la province d'Ontario n’y entre que pour un
seul article, consistant en tabac. L'exportation du
Nouveau-Brunswick à St. Pierre et Miquelon n’est pas
non plus bien considérable. Elle consiste presque uniquement en produits forestiers. Celle de l’île du Prince-Edouard forme 7; de l'exportation du Canada à la colonie française. Les animaux et leurs produits, les articles agricoles y tiennent de beaucoup le premier rang ; Viennent ensuite les produits forestiers, et enfin une certaine proportion très faible dans certaines années, très forte dans d’autres, de produits manufacturés.
L’exportation de la Nouvelle-Ecosse à Saint Pierre et Miquelon forme à elle seule près des 5 du chiffre total pour tout le Canada: les animaux et leurs produits y tiennent la corde ; ensuite viennent les articles manufacturés, puis les produits agricoles et forestiers, enfin ceux des mines et des pêcheries. Ceci est vrai pour l’ensemble seulement, L'année dernière, les produits manufacturés occupent de beaucoup le premier rang, mais l'exportation des animaux a un peu diminué, et celle des produits agricoles et forestiers est inférieure à celle de l’année précédente,
J'en viens à ia province de Québec : comme elle nous intéresse particulièrement, vous me permettrez de vous donner encore un de ces terribles tableaux qui, certainement, assureront à celui qui les a faits, et surtout à celui qui les écoute, une palme dans le ciel, ou tout au moins lui feront obtenir le purgatoire.
L’exportation de la province de Québec aux îles Saint-Pierre et Miquelon forme un peu plus du tiers de l'exportation totale de tout le Canada au dit archipel. En prenant la moyenne des 6 années 1874-79, elle se chiffre juste par $47,858 annuellement, ce qui n’est pas à dédaigner. Sion la considère relativement
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En analysant ce tableau, nous voyons que les pro duits agricoles à eux seuls forment près des 4 de l’exportation de la province de Québec aux îles Saint- Pierre et Miquelon, mais on doit remarquer aussi que cette exportation diminue au lieu d'augmenter, C’est la farine qui en constitue de beauconp la partie la plus importante. Les animaux et leurs produits viennent aprèsles articles agricoles, mais ils ne forment guère qu'un huitième du chiffre total. Les diverses viandes n'y eutrent que pour une part insignifiante. Le beurre en constitue la plus forte part, et ensuite, mais dans des proportions beaucoup plus modestes, le saindoux et le lard,
Quant aux produits manufacturés, les biscuits, le tabac et le cuir y tiennent la première place, En 1876, les produits manufacturés comprennent 2 navires vendus. Une année, il y a un envoi assez considérable de savon ; une autre année, un chargement de bois carré. Les produits forestiers consistent surtout en madriers et planches, bardeaux, mâts et espars. Un envoi considérable de rames y figure en 1875. En résumant ce qui précède, on peut formuler la proposition suivante : lexportation de la province de Québec aux îles Saint-Pierre et Miquelon consiste surtout en farine, beurre, biscuits, tabac, planches, madriers et bardeaux,