‹ Les Illusions de l'amour, comédie en 1 acte et en versChapitre 27 sur 28 · SCÈNE XX · texte numérisé non relu

SCÈNE XX

Les Mêmes, FERNANDE , VALÉRIE.

LA MARQUISE, à Fernande. **

Approchez, approchez, vous ne nous gênez pas :

Vous allez nous aider à sortir d’embarras.

Maurice a dans les mains la preuve trop certaine Que celle qu’il aimait est digne de sa haine.

Or, pour vous préserver de deux choix malheureux, Vous pourriez, selon moi, vous entendre tous deux.

FERNANDE

Quoi! Maurice...

VALÉRIE, bas à Fernande.

Prends garde, et point d’étourderie!

MAURICE, bas à la marquise.

Ah! ma tante, ceci passe la raillerie.

* La marquise, Maurice, Lambert.

** Maurice, la marquise, Fernande, Valérie, Lambert.

DE L’AMOUR

Pouvez-vous, dans l’état de trouble où je me vois, Pouvez-vous me parler de faire un autre choix ?

LA MARQUISE, de même.

Chut ! je veux l’éprouver , et ce n’est qu’une ruse. (Haut.)

N’y consentez-vous pas, Fernande ?

FERNANDE, après avoir hésité un instant.

Je refuse.

Hein?

MAURICE

LA MARQUISE

Quoi ! vous refusez?

LAMBERT

Quoi! sans plus de façon, Vous préférez l’Edgard à ce gentil garçon ?

VALÉRIE

Cela n’est point flatteur.

FERNANDE

Croyez que j'apprécie L’eflort qu’a fait Maurice, et je l’en remercie.

Si j’étais libre, à lui mon cœur se donnerait,

Et c’est lui qu’entre tous ma raison choisirait.

Il me fut toujours cher, je l’estime, je l’aime...

Mais je ne dépends pas en cala de moi-même.

Pourquoi donc? Tout penchant peut être surmonté. Vous voyez que l’amour mène à l’absurdité,

Quand on le laisse aller et courir à sa guise.

Je le disais encor tantôt à la marquise.

VALÉRIE

Et vous le répétez poliment devant moi!

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