EFFICACITÉ DES RELIQUES DU P. DE BRÉBEUF
Le P. Lemoine trouva, en 1654, des reliques du P. de Brébeuf dont l'efficacité fut souvent constatée sur des malades réduits à la dernière extrémité. En voici quelques exemples : Un hérétique en danger de mort se trouvait à
l'hôpital de Québec; il résistait à toutes les | saintes et charitables instances qu'on faisait auprès de lui pour le ramener à la vraie foi ; il ne voulait rien entendre et s'engageait même par de nouvelles protestations à ne jamais quitter sa religion, Une des sœurs qui avait souvent expérimenté la vertu des reliques du P. de Brébeuf “ s’avisa de mêler à son insu, un peu de ces reliques pulvérisées dans un breuvage qu’elle lui fit prendre. Chose admirable ! cet homme devint un agneau : il demande à se faire instruire, il reçoit dans son esprit et dans son cœur, les impressions de notre foi, et fait publiquement abjuration de son hérésie avec tant de ferveur qu'il en est lui-même étonné. Pour comble des grâces de Dieu sur lui, il reçoit la santé du corps avec celle de l'âme.” NA à En 1666 se trouvait dans une mission un il jeune Algonquin qui allait rendre le dernier Fa soupir. Sa mère courut en toute hâte chercher js le père qui avait soin de la mission pour l’as- D | sister et lui fermer les yeux. Celui-ci, sachant combien cet Algonquin et sa mère vénéraient REA la mémoire du P. de Brébeuf, “crut pouvoir Lil employer auprès de Dieu le crédit de ce zélé l religieux, qui a répandu pour sa gloire son DE | sang dans ses missions. Il le fit si heureusement LL. qu'ayant quitté le malade après lui avoir fait À toucher quelques reliques du P. de Brébeüf, et | | avoir obligé la mère à dire quelques prières si
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son fils recouvrait la santé, il trouva, le lendemain à son retour, le fils plein de santé et la mère pleine de joie et de reconnaissance pour leur bienfaiteur.”
Dans sa relation de 1672, le P. Henry Nouvel parle aussi de l'efficacité des reliques du P. de Brébeuf dans trois cas différents, à la mission du lac aux Hurons. C’est d'abord un enfont dont la grave maladie défiait tous les remèdes et qui touchait à sa dernière heure. Le P.
Nouvel fut le voir. “ Je recommandais, dit-il, aux parents d’avoir recours à Notre-Seisneur, qui se laisserait fléchir par les intercessions d’un de ses serviteurs, que la plupart des sauvages avaient vu dans le pays des Hurons, et je leur ordonnai de porter l'enfant dans la chapelle trois jours de suite, pour lui faire prendre ur peu d’eau dans laquelle j'avais trempé une relique du P. de Brébeuf. Dès le second jour, il fut guéri, et son père en témoigna sa joie dans un festin public, et ensuite il reçut le baptême.”
Une jeune femme baptisée depuis quelques années, fut prise d’une grosse fièvre qui la mettait en grand danger ainsi que l'enfant qu'elle allaitait. Le P. Nouvel fut lui porter des consolations et comme il la trouvait en très mauvais état, il lui fit faire qu'lques prières puis, “ je lui donnai à boire, dit-il, un peu d’eau où j'avais trempé les reliques du P. de Brébeuf. Elle s’endormit là-dessus, passant tout le jour dans ce doux sommeil. Dès le lendemain, elle