‹ Les illustrations canadiennes [microforme]Chapitre 53 sur 65 · FAI · texte numérisé non relu

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Charles, M. de Maisonneuve, s'étant informé où étaient les quatre hunimes qui en avaient la garde, demanda à ceux du fort s'ils laisseraient nérir leurs camarades, Il r'« pas plutôt parlé que vingt d'entre eux s'offrent pour aller les délivrer de cette multitude de barbares qui environnent la redoute. Après avoir tous regu l'absolution, ils partent sous la conduite de M. Closseet prennent un chemin détourné pour arriver sans être aperçus ; mais ils ne purent si bien faire que les ennemis ne les découvrissent : ce qu'ils marquèrent aussitôt par des huées et des cris bien propres à effrayer les plus braves.

“ Sans être alarmés de ces cris, ils s’encouragent à vendre leur vie bien cher ; et, afin de se battre à la manière des sauvages, chacun choisit un arbre pour se cacher et essuyer le feu des ennemis. Durant ce temps les Iroauois les voyant à portée du mousquet, font tous ensemble une décharge et tuent quatre de ces Français. Aussitôt M. Closse exhorte les seize qui restaient à demeurer fermes et à tirer leur coup si juste qu'ils jetassent par terre seize Iroquois. Ils tirent et abattent scize hommes. Incontinent, prenant le pistolet qu'ils avaient à leur ceinture, ils font une seconde décharge et seize Iroquois tombent à l'instant. Etonnés de voir trentodeux des leurs tués en si peu de temps, les Iroquois sont comme déconcertés ; et les autres, profitant de cet avantage, sans donner aux ennemis le temps de rechaïger leur mousquet,

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