LES NODULES
Les images nodulaires sont liées par une parenté morphologique, non clinique, puisqu'elles englobent
De
des formes nosologiques totalement différentes. On y range les semis miliaires généralisés de la granulie, les semis miliaires localisés de début ou post-hémoptoïques, les semis polymorphes, les formes fibro-nodulaires, jusqu'aux nodules à gros ilôts de la bronchopneumonie tuberculeuse.
A) Les micronodules.
a) Granulies vraies. — L'image granulique sur le cliché simple est donnée par la sommation des ombres micronodulaires. Sur le cliché en coupe si fine soit-elle, la granulie n’est pas visible parce que chaque élément du semis, si dense soit-il, est au-dessous du seuil de visibilité radiologique;
b) Les miliaires terminales de longue évolution bacillaire (image d’ensemencement pré-terminal) donnent la même image que la granulie;
c) Les aspects post-hémoptoïques ne se traduisent pas davantage;
d) Les semis fibro-nodulaires commencent à être visibles, suivant la densité de chacun des éléments. Il conviendra de ne pas confondre ces aspects avec :
e) Les nodules silicotiques; f) Les images séquelles des injections de lipiodol; g) Les miliaires cancéreuses;
h) Les images de stase. Ce que la tomographie mettra en évidence dans ce cas, ce sont les artères qui se dessinent jusque dans leurs plus lointaines divisions.
B) Les images à grains moyens et à gros grains.
Ce sont également des images de sommation mais dont chaque élément arrive à la limite de la visibilité. Le seul intérêt de la méthode est de déceler les pertes de substances au sein de ces aspects.
Dans toutes ces formes nodulaires diffuses, la tomographie n’est d'aucune utilité, la radiographie ordinaire nous fournit une image suffisamment évocatrice.
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3° LES INFILTRATS.
L'infiltrat précoce d’ASSMANN, qui peut facilement passer inaperçu sur un film ordinaire, est bien précisé dans sa forme et surtout dans son existence par les clichés en coupe. On peut avoir la possibilité sur un jeu dec oupes, de suivre le trajet du cordon lymphatique qui le relie au hile.
Dans la lobite dense non excavée, la tomographie n’est d’aucun secours, de même dans les formes exsudatives épituberculeuses comme la spléno-pneumonie.
Dans les formes pures, la Tomographie nous révèle qu'il n’y a pas de cavités.
Elle est capable de nous révéler des images d’atelectasie par compression bronchique, en raison de la meilleure visibilité de l’image broncho-vasculaire et des ganglions. Ce qui peut modifier nos conceptions des images d’epituberculose au cours de la primo-infection.