‹ Les impossibilités de la radiographie du poumon: Leur correction par la tomographieChapitre 12 sur 30 · LES GANGLIONS · texte numérisé non relu

LES GANGLIONS

Au début de la radiographie pulmonaire, la plupart des auteurs, sur le vu d'images hilaires « agrandies », sur le vu de hiles « chargés » considérèrent presque tous que ces lésions relevaient avant tout de lésions ganglionnaires. Cette opinion était erronée. Depuis les travaux d'ENGEL, on sait que les ganglions péritrachéobronchiques et intertrachéobronchiques ne se projettent guère sur une radiographie frontale.

RIBADEAU-DUMAS, RIST et LÉVÊQUE, ARMAND-DELILLE, DEBRE et LELONG, montrèrent bien que seuls les ganglions latéraux, trachéo droits hypertrophiés étaient visibles le long de la trachée (ombre en cheminée).

Armand DELILLE, LESTOQUOY et VIBERT, comparant l’examen cadavérique et le cliché pris sur le vivant, constatent qu’une ombre indiscutablement « hilaire » sur le film correspond nettement à une lésion parenchymateuse située dans un plan très postérieur au hile anatomique.

Dès lors, par une tendance naturelle de l’esprit, la plupart des ombres en « champignons » de la partie moyenne juxtamédiastinale des champs pulmonaires fut considérée comme habituellement liée à des condensations pulmonaires, situées sur un plan rétrohilaire.

Sans doute, le sradiographies en transverse et en oblique permettent quelquefois d’en appeler à ce jugement. Mais trop souvent il paraissait inutile de pousser le diagnostic plus avant.

La Tomographie semble donc appelée à jouer ici un grand rôle. Sopp en Allemagne, TROISIER et ORTHOLAN en France en ont montré les possibilités. Elle nous permet de dissocier les ombres ganglionnaires des ombres parenchymateuses en précisant leurs contours et en les individualisant, le cas échéant sur un plan de coupe

différent. On distingue classiquement avec BARETY quatre groupes ganglionnaires des ombres parenchymateuses en précisant leurs contours et en les individualisant, le cas échéant, sur un plan de coupe différent. On distingue classiquement avec BARETY quatre groupes ganglionnaires : Le groupe prétrachéobronchique et les ganglions interbronchiques.

En sus de ces groupes, il existe des ganglions pré et rétrobronchiques, et les études anatomiques de HovE- LACQUE, Olivier MoNop ont montré que, contrairement à l’opinion classique, il existe, en plus des ganglions dont on a voulu trop systématiser le siège, un véritable feutrage ganglionnaire au niveau du cratère hilaire. Tomographiquement, au cours des primo infections tuberculeuses, on a pu constater chez l’enfant comme chez l’adulte des adénopathies se projettant indiscutablement sur les divisions bronchiques soit en avant, soit en arrière des gros troncs. Dans de nombreux cas la tomographie a permis de mettre en évidence des ganglions absolument inapparents sur la radiographie ordinaire. Chez l’adulte, la tuberculose pulmonaire banale s'accompagne exceptionnellement d’adénopathie. TROISIER, en s’aidant de la Tomographie, a pu mettre maintes fois en évidence une adénopathie concomittante. Il est à noter qu'après cette découverte sur les clichés en coupe, il est facile de retrouver sur le cliché ordinaire la saillie de l’ombre ganglionnaire accolée à l'ombre médiastinale, sans que l’attention püût être attirée sur cette anomalie. C’est ce que MAINGorT et Et. BER- NARD ont appelé la lecture post-tomographique des clichés.

Dans le cas de ganglions calcifiés appartenant à un. complexe primaire ancien, la méthode des coupes permet d’en retrouver les deux éléments. Cette opinion a été confirmée par les recherches de BEZANCON, BRAUN et AZOULAY sur cent quatre-vingt-treize étudiants.

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