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— Lobe supérieur à texture normale:
— Opacification diffuse à base diaphragmatique, la limite supérieure arrivant à la hauteur de la deuxième côte.
Tomographie :
— Faite de 2 cm. en 2 cm. 9-7-6-5 du plan d’appui. Les tomogrammes montrent à droite une image Cavitaire qui se dessine de plus en plus nettement en diminuant la distance au plan d’appui. Elle est à topogra-
14) — phie lobaire supérieure, à égale distance du pédicule cardio-vasculaire et du profil costal droit, et en contact très intime avec la scissurite supérieure.
— Le tomogramme à 7 em. du plan d’appui nous montre dans une zonite paracardiaque, des ectasies, des parabronches inférieures nettement dessinées.
— Le cliché standard donnait à droite les images de zonite paracardiaque, de sciussurie fibreuse sur laquelle empiétait une image suspecte,
Les tomogrammes nous ont permis de voir dans le triangle d’opacité paracardiaque des dilatations bronchiques, et un meilleur tracé de l’image suspecte qui correspond à une caverne.
La présence de B. K. dans les crachats nous a permis de porter le diagnostic de tuberculose fibro-caséeuse commune du poumon droit avec dilatation bronchique.
2. Images radiologiques se traduisant par des ombres hétérogènes sur une étendue importante des deux champs pulmonaires.
C’est sur un film ordinaire l’image banale d’une phtisie avancée. Pommelures multiples, contours de cavités plus ou moins brouillés par des marbrures.
Nous pouvons étudier ce cas centimètre par centimètre avec le Tomographe. Nous pouvons constater la présence de multiples cavernes à droite et à gauche. Nous pouvons préciser qu’elles ne sont pas à la même profondeur. Certaines sont au même niveau dans le sens vertical et le sens transversal. Elles étaient superposées sur le film plan. Ici nous pouvons les dissocier.
La présence de lésions différenciées sur des coupes séparées d’un centimètre seulement nous montre à l’évidence que leur superposition ne peut donner sur la radiographie qu’une somme d’images qui se coupent et qui se brouillent, les unes les autres. Une pareille étude est le triomphe de la tomographie. Nous avons là le fruit de son pouvoir d’analyse, de son pouvoir de rompre les superpositions.
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3. Images radiologiques se traduisant par des ombres denses, homogènes ou relativement homogènes.
Une opacité dense d’un sommet occupant les régions sus et sous-claviculaires peut nous faire penser à une infiltration, une sclérose. Une tomographie pratiquée de 2 cm. en 2 em. peut nous montrer une cavité masquée par cette opacité.
Pour apprécier l’état du parenchyme pulmonaire masqué par un oleothorax, point n’est besoin de retirer l'huile. Une tomographie nous fournira les renseignements désirés.
Les coupes radiographiques nous tirerons maintes fois du doute. Elles nous permettront de différencier une vaste caverne d’un pneumothorax localisé.
Et. BERNARD a fait connaître tous les renseignements que les coupes radiographiques pouvaient tirer des « hemithorax sombres »; il donne volontiers le nom d’hemithorax sombre à ces aspects d’opacités unilatérales catalogués habituellement sous le nom de « fibro-thorax ». Il a montré avec BERNAL qu’à côté du vrai fibrothorax de VINCENT, il existait de faux fibrothorax, c’est-à-dire des sujets chez qui l’aspect radiologique était comparable, opacité totale avec syndrome de rétraction, mais qui conservaient dans l’obscurité de leur côté malade, soit un épanchement cloisonné, soit une lésion pulmonaire toujours évolutive,
Déjà, par la clinique, il avait pu amorcer cette analyse entre les vrais fibrothorax, lesquels représentent un processus de guérison, et le faux fibrothorax qui ne sont rien de tel et même commandent souvent des décisions opératoires. Il. a fait bien ressortir que pour le diagnostic différentiel de ces formes cliniques, la radiologie ordinaire n’est d’aucun secours puisque dans l’un comme dans l’autre cas, l’image obtenue peut être la même.
Par la suite, Et. BERNARD et G. MAINGoT ont mis définitivement au point cette importante question :
Dans un premier groupe de faits l’opacité n’est pas homogène. Il s’agit de lésions qui peuvent être variées :
Infiltration avec ou sans ulcération, sclérose, épaississement pleural, atelectasie, etc. Mais il n’y a pas d’épanchement important, tout au moins dans la grande cavité, Dans ces cas là, la tomographie nous permet une analyse de la zone opaque, le plus souvent c’est la présence d’une caverne qu’elle fait découvrir.
Dans un autre groupe de faits il s’agit d’un épanchement pleural parfois abondant, qui masque le parenchyme pulmonaire sous-jacent.
Dans ces cas encore, la Tomographie est parfois capable de mettre en évidence une perte de substance dans le parenchyme; cependant si la plage sombre a une opacité telle qu’elle absorbe les rayons X comme le ferait une lame de plomb placée entre l’ampoule et le film, la méthode en coupe, alors, comme le montre MAINGOT n’est plus d’un grand secours.