‹ Les impossibilités de la radiographie du poumon: Leur correction par la tomographieChapitre 19 sur 30 · Repérage des lésions en profondeur · texte numérisé non relu

Repérage des lésions en profondeur

Dans un travail récent, KREMER et OFFERGELD, en Allemagne, ont cherché à se rendre compte de la valeur de la tomographie en comparant les coupes anatomiques faites sur des cadavres avec des coupes tomographiques qui avaient été faites chez ces malades peu avant leur décès. Ils sont arrivés aux conclusions suivantes : Il ne fut pas possible de faire une comparai-

son exacte des différentes coupes correspondantes, quelque soin qu’on ait pris à repérer les plans de coupe sur le cadavre. Cela tient évidemment à ce que la forme et les dimensions du thorax du malade ne sont plus celles du cadavre et qu’on ne saurait juxtaposer les plans de coupes réalisées sur le vivant en inspiration forcée, et ceux qui sont faits après le décès. Enfin, dans les observations de KREMER et OFFERGELD, il s'était écoulé un certain laps de temps (cinq semaines à six mois) entre le moment où les coupes tomographiques ont été réalisées et la date du décès; il est évident que, pendant tout ce temps, d'importants remaniements ont pu se produire dans les poumons.

A. BERNOU et G. F. LE HouEROU, en France, ont pu constater sur cinquante-cinq observations pour Speleotomies et Thoracoplasties, que les dimensions et les profondeurs des cavités repérées sur les films étaien identiques à celles qui étaient trouvées après l'intervention. Ces auteurs rappellent enfin dans leur communication l’intérêt de la tomographie dans le repérage des petits pneumothorax superficiels (PAprL- . LON), des hernies médiastinales, dans l’étude de la pleurite apicale et dans l’étude des scissures azygos (JEANNERET). Ils ont pu chez cinq de leurs malades mettre en évidence des orifices de perforation pleuropulmonaires et même dans un cas suivre une longue partie du trajet broncho-pleural.

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