A) EN FRANCE
1° LES APPAREILS DE LA MAISON MAssiot.
Le grand constructeur français de Courbevoie, M. MASssioT, a mis trois appareils excellents à la disposition des radiologues :
Le Planigraphe.
Le Planigraphe est la réalisation française du Planigraphe du Docteur ZIEDSES DES PLANTES. Cet appareil est construit sur le principe suivant : L’ampoule et le film décrivent un trajet circulaire, sinusoïdal ou spiralé, dans deux plans parallèles mais en sens contraire.
La Maison Massior a apporté quelques modifications techniques dans la construction du Planigraphe. L’entraînement du film et du tube sont obtenus au moyen d’un moteur électrique et d’un train d’engrenage qui permettent deux formes de trajectoires :
Si —
a) Une trajectoire circulaire de tous les diamètres de 4 à 24 cm.;
b) Une trajectoire épicycloïdale.
Cet appareil a été conçu pour l’examen du malade couché. L'expérience a montré que pour les planigraphies osseuses, la trajectoire épicycloïdale était préférable.
La trajectoire circulaire est recommandable pour l'examen pulmonaire, le diamètre des cercles permettant d’obtenir des couches plus ou moins minces et une lecture plus ou moins facile.
De plus,tout le système peut être bloqué et permettre la prise de clichés serioscopiques.
Cet appareil a l’appréciable avantage de permettre la prise de clichés en coupe des os, du thorax, et pour la serioscopie.
Le Biotome.
Il semble que ce deuxième appareil a plus que le premier reçu la faveur des médecins.
C’est un Planigraphe vertical, le malade est examiné debout. Il a été conçu essentiellement pour la prise de radiographies en coupe du thorax.
Il dérive directement du brevet de BocAGE.
La Maison Massior a réalisé un dispositif d’entraînement du tube et de la cassette porte-films au moyen d’un jeu de bielles dont le rapport des longueurs détermine le plan de coupe, fixe en principe, mais pouvant être avancé ou reculé suivant les besoins et les organes à radiographier.
Il y a adjonction d’une grille de Lysholm antidiffu- Sante, immobile, ne donnant pratiquement aucune trace sur le film.
L’ampoule est animée d’un mouvement de rotation etdé crit une trajectoire circulaire de 0 m. 40 de diamètre, ce qui représente une trajectoire linéaire de 1 m. 26. Le tour complet se fait environ en 1 seconde.
Le tube 6-2 kw est à préconiser, ou mieux un tube à anode tournante. La tension aux bornes du tube doit être fournie par un générateur à quatre kenotrons.
Dr
Les tomogrammes qui vont illustrer la partie clinique de ce travail ont été réalisés avec le Biotome.
Pour comprendre le mécanisme de la formation de l’image, il faut nous rapporter au schéma de Massror
Schéma 3
Soit un tube T dont le foyer décrit un cercle de diamèêtre D. Soit F un film (supposé fixe d’abord) dont le plan est parallèle au plan de la circonférence décrite par F. Soit un sujet placé entre les deux en S.
Prenons un point À de ce sujet. L’ombre de A sur F
AF
sera un cercle de diamètre dA = D X
TA
D’autres points tels que A’ et A” compris dans un plan passant par A et parallèle à ceux de T et de F
AF
donneront des cercles de diamètres dA’ = D X TA AF ae GNT NS FA
D'ONPTTAT=FAA e=TAAT.
Les trois tracés ont même diamètre , le rapport d’homothétie étant le même pour les trois.
BEF
— Avec B on a : dB = — TB
__ Avec Cona:dC= ——— et ainsi de suite.
TC
Si au lieu de considérer F fixe, on l’anime d’un mouvement circulaire dans son plan, décalé de 180° de celui de T, on démontrera facilement que si ce mouvement a pour diamètre la valeur dA tous les points tels que A, A’ et A”, etc.., seront fixes par rapport au film puisque décrivant tous la même courbe de même amplitude.
On aura donc une image radiographique fidèle comme si tube et film étaient restés fixes.
Par contre, les images des plans voisins tels que B et C décriront sur le film des cercles de diamètre :
dA — dB pour B, de diamètre :
dC — dA pour C, etc.
Ils seront donc estompés sur le film, n’y laissant pas de traces précises.
Par contre, si le film décrit une circonférence de diamètre dB, le point B et, par extension, ceux de son plan, seront nets, ceux des autres plans A et C seront effacés car leurs points constitutifs décriront des cer-
cles sur le film ayant pour diamètre respectivement DA — dB et De — dB.
Avant toute prise de tomogrammes, il faut réclamer une radiographie ordinaire de face et, si possible, une de profil de la région à explorer.
Si la lésion est localisée, une réglette graduée nous permettra de lire approximativement à combien de centimètres la lésion se trouve du médiastin pris comme point de repaire, pour un cliché ordinaire de
face et de la colonne vertébrale pour un cliché ordinaire de profil.
Cette petite astuce permettra de faire une économie de film.
La Maison Massior a mis en outre à la disposition des médecins le Serioscope de ZIEDRES DES PLANTES.